1° Avril 2020

GRAND bonheur aujourd’hui (je fais ce que je peux) !

Après quelques jours de préparation (cf mon billet du 31 Mars), j’ai « attaqué » avec enthousiasme (là, je fanfaronne) les formalités pour demander les aides auxquelles pourrait prétendre ma boutique à l’arrêt, dans l’attente de nos retrouvailles. Et j’y suis à peu près arrivée !

 

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Pour ceux qui ne me connaissent pas beaucoup, il faut vous dire ma phobie des papiers. J’ai des raisons, génétiques d’abord (j’ai toujours vu ma mère accueillir le facteur avec angoisse, prendre le courrier du bout des doigts, et n’oser l’ouvrir que quelques jours plus tard...) , et puis personnelles, car en tant qu’épouse d’un grand malade pendant plus de 20 ans, je n’ose imaginer la déforestation dont je suis, bien involontairement, responsable. Copie et distribution des dossiers médicaux à chaque consultation, démarches à refaire régulièrement pour prouver que mon cher mari était toujours paralysé (je sais, il y a de rares précédents, immortalisés dans un film de Jean Poiret), demandes d’aides en 7 exemplaires pour obtenir simplement la carte de handicapé (moi, je savais qu’à cause de mon salaire, nous n’avions droit à rien d’autre, mais il fallait quand même faire les requêtes complètes, « ah ben non, vous n’avez droit à aucune aide, juste la carte de handicapé », yessss!), justificatifs en tout genre…. Je vous passe les formalités après le décès, beaucoup d’entre vous savent malheureusement de quoi je parle.

Puis il y a eu tout le montage de Personnali’Thé, que j’ai fait seule, j’étais survoltée et hyper motivée, en 6 mois c’était fait, quelle joie. Puis la compta, encore la compta, toujours la compta, même si j’ai un excellent comptable, cool et compréhensif, qui me facilite beaucoup la tâche et ne me met pas trop la pression.

C’est comme ça que je suis arrivée à saturation, et me mets régulièrement dans des situations pas possibles simplement parce que j’ai posé un courrier non ouvert dans la pile ! Tout juste si je n’appelle pas le service déminage (en fait, je n’ai pas leur numéro). Vous aussi ?

Donc, cette semaine, j’ai retroussé mes manches, pris « Assistance » (en gouttes, puis en crème, il fallait bien ça), sniffé de l’ « Urgence émotionnelle » puis du « Courage », merci les laboratoires DEVA, et je suis allé sur les sites en ligne. Evidemment je n’étais pas la seule, donc quelques difficultés de connexion, mais honnêtement, ça s’est bien passé.J'ai étalé tous les papiers dont je disposais (libraire un jour, libraire un jour, j'avais pensé à emporter une trentaine de livres mais pas le classeur administratif...). Puis j’ai passé le reste de la matinée au téléphone avec mon conseiller bancaire pour monter un dossier de prêt, même si apparemment je ne rentre pas dans les cases concernées. Mais c’est comme au loto, si je ne le fais pas, je suis sûre de ne rien obtenir ! Ceci dit, à un moment, j’ai vraiment cru revivre le passage où Zezette se confronte à un formulaire sécu et se lamente « mais ça déborde... ».

Bref, c’est fait pour l’essentiel, je suis super fière de moi ! A côté de moi, Hercule c’est de la gnognotte. Allez, cet après-midi, repos bien mérité ! Et je me répète en boucle « je suis fière, je suis la plus forte, je suis formidable », et ça, c’est bon pour l’immunité, c’est bon pour l’humeur, c’est bon pour tout ! Faites comme moi, je suis sûre que vous pouvez trouver mille raisons de vous auto-congratuler ! Protégez-vous bien !

 

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