19 Avril 2020

Bonjour! Petit aparté pour vous dire ma  reconnaissance pour vos retours, qui me confortent dans ma volonté de tenir bon face aux déferlantes de nouvelles plus terrifiantes les unes que les autres, nous confinant bien plus dans la peur que chez nous! Je le refuse, et je choisis de vous emmener sur des chemins variés, parfois légers, parfois méditatifs, parfois drôles, m’émerveillant de tout ce qu’ils nous réservent, ramassant les petits (et grands, la période ne les exclut pas)  bonheurs quotidiens.

Donc tout est parti d’un petit moment hier au soir, au coucher plus exactement. Je parle de ce moment délicieux où on se glisse dans des draps frais, juste lavés, sentant bon le soleil (en effet, je ne me prive pas de les mettre à sécher sur le chambranle de la porte-fenêtre du balcon, ce printemps est magique côté météo). En récapitulant les meilleurs moments de ma journée (notamment une adorable vidéo de ma dernière petite-fille dégustant un Petit Lu, que je me suis repassée juste avant d'éteindre), je faisais l’étoile de mer, c’était super, à tel point que je me suis relevée pour aller me mettre une goutte de mon parfum (drôle, non ? Avant, je le mettais, comme vous, le matin, maintenant, c’est pour moi…), me la jouant Marilyn ! Il m’est même venu une idée : et si j’en mettais une goutte dans le rinçage quand je lave le linge ? Mais bon, j’hésite, j’ai peur que ce soit une fausse bonne idée, vous savez, de celles dont le simple souvenir nous fait monter le rouge de la honte aux joues… Nous en reparlerons une autre fois...

Guerlain 3

Et donc, tout naturellement, ce matin, j’ai ressorti de ma bibliothèque tous les ouvrages qui lui sont consacrés. Car, outre mon addiction à Danielle Steel, je voue un véritable culte à Marilyn Monroe. Cette actrice extraordinaire était une femme immense, bien loin de l’image de la blonde écervelée qu’elle avait construite pour se faire repérer et que les studios tout-puissants d’Hollywood l’obligeaient à entretenir. C’était LA femme dans toute sa complexité, mélange de force et de fragilité, d’une humanité confondante, la sœur ou la copine que tout le monde aurait voulu avoir. C’est d’ailleurs la seule star féminine que les femmes ne jalousaient pas. Je vous passe son QI (168) à faire pâlir nos prétentieux énarques….Non, moi, ce qui me touche, c’est son regard plein d’innocence qui avait tout vu et qui VOULAIT garder confiance en la vie. De son enfance maltraitée à sa mort jamais élucidée, elle a traversé l’existence intacte, malgré son exploitation par les hommes et par les magnats du cinéma. Jamais dupe, mais toujours résiliente. Quel plaisir de revoir toutes ces photos mythiques, certaines très connues, d’autres issues de séances inédites, accordées aux rares photographes avec qui elle pouvait se laisser aller sans mauvaise surprise. Si vous traquez les détails, elle était plutôt petite (« courte sur pattes » avait craché Tony Curtis un jours où elle était encore plus en retard que d’habitude pour les prises de vue), un peu « boulote », pas un canon de beauté selon les critères en vogue, et pourtant, un canon tout court. La pellicule l’aimait, elle irradiait et continue d’irradier, plus de 55 ans après sa mort.

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Il y a des événements qui ont marqué notre vie, allez savoir pourquoi, on se souvient exactement de ce que nous faisions à ce moment-là, comment on l’appris, etc...L’annonce de sa mort en fait partie pour moi, de même que l’annonce de l’assassinat du Président Kennedy en 1963, puis celui de son frère Bobby en 1968. Pour Marilyn, j’avais 8 ans, et nous étions en vacances dans le Massif Central. J’étais ravie, nous avions trouvé un hôtel avec une très grande chambre, j’y avais un vrai grand lit, il y avait des jeux pour les enfants dans le jardin, et dans la salle de restaurant trônait une télévision ! C’est donc en dînant que nous découvrîmes LE gros titre du JT, et j’entends encore la voix de Jacques Salbert, l’envoyé spécial aux Etats-Unis, nous apprenant l’incroyable nouvelle. Le reste est dans le brouillard, tellement la petite fille que j’étais était suffoquée par le chagrin. Pourquoi ? Nous n’avions pas la télévision à la maison, je n’avais droit qu’aux dessins animés de Walt Disney au cinéma, nous ne lisions pas de presse que l’on qualifierait aujourd’hui de « presse people », bref, en théorie je ne connaissais pas cette femme. Et pourtant, je peux vous assure que mon âme d’enfant la connaissait, ou la reconnaissait. Et j'ai très mal dormi dans mon beau grand lit, et je ne suis pas allé jouer dans le jardin le lendemain matin. L’émotion m’étreint pendant que  je vous écris ceci, elle est toujours aussi vive. Marilyn, je t’aime, et tu es toujours vivante dans mon coeur !

Bon dimanche, en sécurité!

PS : je viens de découvrir une info qui ne peut pas attendre : un homme de 62 ans a battu le record du monde de gainage en restant plus de 8 heures en planche! J'en reste sans voix! Non que je sous-estime la performance, entendez-moi bien. Je me demande juste où il est allé chercher cette idée. Pour un Téléthon ou autre participation à une œuvre de charité ? Pour un concours ou une émission télé réalité TV ? Non, pour le record!Pendant 18 mois, il s’est ainsi astreint à 4 à 5 heures de gainage par jour (!), mais aussi 700 pompes, 2000 abdos par séries de 100, 500 squats (qu’est-ce que c’est?) pour finir par 300 flexions de bras car sans biceps, pas de planche, c’est bien connu.

Je le répète, je ne juge pas, il a forcément développé des capacités de concentration et d’autodiscipline hors-norme, travaillé sa motivation et sa force mentale, un travail méditatif en somme qui lui sera tout bénéfice. Mais tout ça pour entrer dans le Guinness Book ???? Là encore, je ne peux m’empêcher de m’étonner de voir combien beaucoup sont prêts à tout pour une pincée de notoriété. Notre échelle des valeurs est décidément à revoir...

 

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