21 Avril 2020

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  • Le 21/04/2020

Plaisir bien innocent ce matin, au cours de mon petit tour matinal. A l’heure où je sors (8 heures au plus tard), le soleil est encore timide et pas très haut. Du coup, je joue avec lui, changeant de trottoir, délaissant les immeubles qui le cachent pour longer de jolis jardins, et aujourd’hui, stratégie ultime : empruntant une charmante petite rue à sens unique, totalement désertée par les chevaux vapeurs, j’ai cessé de zigzaguer (quelqu’un regardant par sa fenêtre à cette heure matinale aurait cru voir une poivrote…) et ai finalement marché au milieu de la chaussée. Quelle merveilleuse sensation de liberté ! Comme une amie m’avait raconté hier avoir fait un détour par les Champs Elysées pour les voir vides (c’était somptueux, je veux bien la croire), je me suis imaginé arpentant cette superbe avenue, seule et balle au centre. Jouissif ! Essayez, vous verrez, ça change totalement votre trajet maison - super U !

Champselysees vide

A mon retour, surprise, des travaux avaient commencé sur un carré de pelouse à 20 m à gauche sous ma fenêtre. Compresseur, scie, marteau piqueur, déluge de décibels dont j’ai perdu l’habitude, le regard outré de Lexia en témoignait ! Très amusant à observer ceci dit, 6 gars qui bossent, le chef qui montre où poser les planches et qui ajuste une fois qu’elles sont posées (pas tuant, le job, car une matinée pour 4 planches….). Comme il ressort quelque chose de positif de toute situation, j’ai ainsi pu constater que mon double vitrage isole parfaitement du bruit. Chouette ! Mais comme je voudrais quand même pouvoir à nouveau profiter du soleil sur ma terrasse, je suis allé aux nouvelles : c’est effectivement une urgence. Il s’agit de la construction d’une cabane pour abriter de la vue les poubelles quand elles sont sorties, donc elles seront à moitié sorties, vous me suivez ? Alors, j’y dis que les fondations ne sont pas vraiment rectangulaires ou j’y dis rien ? Vous avez raison, je vais la boucler…

Cabane 1

Sinon, j’ai une raison d’être fière : 34 jours de confinement et je suis devenue experte pour dégager d’un seul geste une banane de sa peau sans que le fruit ou mes doigts ne soient à aucun moment en contact avec la-dite peau (ce qui ne m’empêche pas de foncer me laver les mains en respectant le protocole à la lettre avant de déguster mon fruit favori). A moi le Guinness Book !!!

Et puis, hier, quand j’ai allumé la tv pour mon petit jeu favori, vous vous souvenez, au gré des mutidéprogrammations, qu’est-ce qu’il y a dans le poste ? hier, donc, j’ai revu avec un certain plaisir « La bûche », j’ai toujours apprécié ce regard très humain et tendre que portait Danielle Thompson, récemment disparue, sur nos petits travers. Casting haut de gamme, scénario aussi parfaitement ficelé qu’une dinde de Noël, et même frustration à la fin car...il n’y en a pas, c’est juste un instantané de vie, et finalement c’est très bien comme ça, je le comprends maintenant. Et puis, les yeux bleus de Christopher Thompson et le moment où l’inénarrable Jean-Pierre Darroussin essaie d’enfiler son caleçon d’une main pendant que de l’autre il invente des bobards au téléphone pour sa femme le valent bien. J’imagine d’ici le tournage : « JP, on en a trop vu, on recommence ! », « Non, tu as oublié de parler dans le téléphone, on la refait), « M…,JP, t’es pas foutu de remonter ton calbar sans montrer ton petit oiseau ? Allez ? On y retourne! », « Zut, Gérard, on voit la perche du son, alors que c’était parfait ! », etc, etc...Ah, quel belle séance cinéma !

PS :  une info importante, je ne plaisante pas, c’est pour la rentrée des classes, je ne vous la détaille pas (d’ailleurs même le ministre en est incapable) , dans l’ordre improbable qui se précise, les lycées professionnels rentreraient un peu plus tard et n’auraient au début que des ateliers industriels. On va leur donner des masques à faire ???

En bonus, je vous partage encore quelques de ces fausses bonnes idées qui ont pu un jour nous traverser l’esprit….

J’ai été instit en maternelle à l’Ecole Internationale Française pendant 2 ans quand nous étions à l’étranger, et c’est à ce titre que j’ai dû relever le défi de la fête des mères (3° grand moment après Noël, où un des gamins a immédiatement démasqué l’intendant de l’établissement grâce à ses chaussures, et après Mardi Gras, où le défilé de mes petits en cubes multicolores avait été unanimement salué!). Aucune possibilité de trouver du matériel, donc il fallait se creuser les méninges. Mais bien sûr, un collier de nouilles ! Comme il n’ avait pas de pénurie, j’ai finalement opté pour des penne rigates, assez grosses pour les petits doigts. Que d’amour pendant ces heures passées à peindre puis enfiler ces pâtes sur un joli cordon ! Que de soin pour faire le plus beau paquet cadeau possible ! Ils n’étaient pas peu fiers, mes artistes en herbe, quand il ont jailli à l’heure de la sortie pour faire leur offrande sans attendre. Les mamans étaient ravies, moi aussi, jusqu’au lendemain...En effet, une peinture à l’eau sur un collier, quand il fait 45° en moyenne à l’ombre ET QU’IL N’Y A PAS D’OMBRE, ça coule, que dis-je, ça dévale...Donc le lendemain, les héroïnes de la fête arboraient des cous joliment colorés, et moi je suis resté courageusement cachée pendant l’accueil des élèves !

Collier de nouilles 2

Autre fausse bonne idée, pas de moi celle-là. J’avais un ami qui de par son métier passait énormément de temps sur les routes. Un soir, il s’est retrouvé piégé sur une route par un brouillard à couper au couteau. Le fog, le vrai, celui où vous roulez au pas, les mains crispées sur le volant, et les yeux rivés sur les feux du véhicule qui vous précède. Au bout d’un moment, il ne réfléchissait plus, il suivait, en bon mouton de Panurge, obligé de faire confiance à celui qui lui ouvrait la voie. Mais une envie pressante le tenaillait, et (pas de GPS alors), il ne savait pas à combien de kilomètres se trouvait l’hôtel. Heureusement, la voiture devant lui marque l’arrêt. La pause se prolongeant, il en profite pour vite sortir se soulager sur l’herbe bordant la route. C’est à ce moment qu’une main s’est posée sur son épaule et qu’il entendit « ! Vous êtes en train de pisser sur ma pelouse ! ». Eh oui, le véhicule devant lui avait bifurqué sans qu’il aie le moyen de le voir et venait de se garer dans son jardin ! Ca s’appelle une situation délicate….

Sur ce, belle fin de journée, protégez-vous, c’est l’essentiel!

 

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