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23 Mars 2020

Mon bonheur du jour? Avoir eu le réflexe, en quittant la boutique, d'emporter mon bol tibétain. D'habitude, il reste chez Personnali'Thé, rythmant nos séances de méditation, et nettoyant quotidiennement les lieux de son chant purificateur. J'ai ce bol depuis 2005, il est arrivé dans ma vie de façon tout à fait inattendue.

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Mon mari et moi partagions tous nos centres d'intérêt, mais c'est lui qui était passionné par le bouddhisme (ça m'agaçait un peu, je l'avoue, quand je le voyais sur le canapé et que je lui demandais "que fais-tu?" et qu'il me répondait "Rien". Maintenant, je sais ce qu'il voulait dire).

Quand il est décédé fin 2003, son souhait était de reposer dans le caveau familial à Narbonne, et je l’y est donc ramené. Cela m’est parfois un peu difficile de le savoir là-bas, mais je crois fermement qu’il est partout avec moi. Chaque fois que je le peux, je vais le voir le 28 décembre, date anniversaire de sa transition, mais ce n’est pas toujours possible.

Donc, le 28 décembre 2005, me voilà nettoyant sa tombe en lui parlant, lui racontant toute notre actualité, aux enfants et moi (même si je savais qu’il savait tout cela, cela m’apportait beaucoup de douceur). Je vous campe le tableau : 28 décembre, - 4° avec un mistral à décorner les cocus sous un ciel bleu immaculé, cimetière plein nord et dégagé, bref, un froid de loup ! Quand soudain, un lézard a surgi du tombeau, et est venu s’immobiliser devant moi. Pas possible, pensez-vous ? Et si.

Au-delà de l’étrangeté, il m’est immédiatement revenu que Michel adorait les lézards et clamait à qui voulait l’entendre qu’il se réincarnerait en lézard ! Alors, je l’ai bien regardé, il levait sa gorge palpitante vers moi, et pendant 30 minutes, oui, 30, cet animal ne m’a pas quitté des yeux pendant que je lui parlais et le CARESSAIS ! Moment précieux, hors du temps et de l’espace, où je me suis sentie totalement reliée à mon amour. Beaucoup d’apaisement, de réconfort, de sérénité et de joie m’ont envahie et accompagnée depuis.

Ensuite, forte de cet échange, cet après-midi-là, avec ma belle-mère, nous nous sommes un peu promenées dans Narbonne. Toujours froid de loup, nous sommes dans la rue la plus passante (euh, LA rue passante…). Gelées sur place, nous décidons d’aller nous abriter dans une des cours accueillant des commerces et restaurant pour boire quelque chose de chaud. Et là, découverte d’une ravissante boutique asiatique consacrée au Feng Shui que ma belle-mère, narbonnaise pur souche n’avait jamais vue. On s’y réfugie aussitôt, vous imaginez, et on admire les zafus colorés et autres bancs de méditation, sous l’oeil bienveillant d’une grande femme brune souriante, et JE M’ENTENDS DIRE « Avez-vous un bol tibétain ? » .Effectivement, rappelez-vous, c’est Michel qui collectionnait les livres sur le bouddhisme, les lamas tibétains, etc....pendant que moi j’étais tournée vers les expériences d e mort imminente, la vie après la vie, et autres thèmes de développement personnel. Donc quelle n’est pas ma surprise de m’entendre demander un bol, je n’avais jamais eu envie d’en avoir un. Et quelle n’est pas ma surprise non plus de voir cette femme sourire et me répondre calmement « Oui, j’en ai un, un maître tibétain est passé il y a quelques mois et me l’a laissé pour une personne « vous saurez laquelle, selon ses mots, elle vous le demandera et arrivera à le faire chanter immédiatement » ». Elle va le chercher, et là, je tombe en amour immédiatement, comme disent nos amis québéquois, et je trouve instinctivement le bon geste, le faisant chanter d’abord timidement, puis avec de plus en plus d’assurance.

Inutile de vous dire que Rirette, puis les autres membres de la famille s’y sont cassées les dents ensuite : il ne chantait qu’avec moi. Et je suis partie avec lui, le serrant précieusement contre mon coeur. Son prix ? Le tibétain avait interdit qu’il en soit fait commerce et je l’ai payé une somme dérisoire et symbolique.

Depuis, nous avons fait du chemin ensemble, et je l’ai naturellement introduit dans nos séances de méditation à la boutique, lui demandant de chanter avec qui voulait l’essayer. Et l’enchantement continue quand je vois vos regards émerveillés quand il résonne dans tout votre corps.

Vous comprenez maintenant tout l’amour que je porte à ce bol chantant, qui m’a été, envoyé, je le SAIS, par Michel. Je le chéris tendrement et chaque soir, à 20 heures, il accompagne en ce moment mes applaudissements aux soignants qui se donnent totalement pour nous. Merci

 

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