31 Mars 2020

Joli mois de Mars, au-revoir ! C’est sûr que ce début de printemps ne nous apporte pas ce que nous souhaitions. L’important est que nous nous protégions et nous retrouvions en bonne santé...plus tard !

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler du mandala, car je suis très fière de celui que j’ai fait ce matin et je pense que je vais enchaîner sur un autre, car en confidence, j’essaie de joindre ma banque depuis 9h15 ce matin ! Vous me comprenez ? 2 mails (ajoutés à ceux de la semaine dernière), 23 appels plus tard (à l’accueil, à mon attaché, à la directrice…), et 15 sonneries dans le vide avant d’arriver à chaque fois au même message « toutes nos lignes sont occupées, merci de rappeler plus tard » ! Tout est dit. D’ailleurs, si quelqu’un sait si on peut faire des rappels automatiques à partir d’un samsung, je lui serai très reconnaissante car je fatigue ...J’ai bien reçu les diverses communications me disant de joindre mon agence pour demander les aides auxquelles je peux prétendre, y a plus qu’à ! Et là, 12h32, grande joie, appel pris à la première sonnerie ! « Votre agence est heureuse de vous accueillir de 9h15 à 12h30 » !!!! On se retrouve à 13h45...

Alors pourquoi le mandala ? Parce que c’est une vraie méditation et pas un simple coloriage. Sa construction est déjà en elle-même une pratique spirituelle, mais je ne me suis jamais lancée, alors j’en sélectionne à l’intuition dans le choix dont regorge Personnali’Thé. Vous ne serez pas étonnés que le 14 Mars j’ai emporté à la volée « Lâcher prise » et « Moment présent ».

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J’affûte mes crayons, et, tirant la langue comme quand j’étais petite, je commence, le plus souvent par le centre. J’aime bien ceux qui ont un petit texte associé sur lequel méditer, mais sinon, le simple fait d’hésiter entre plusieurs nuances, de tester plusieurs coloris, puis de suivre les contours en essayant de ne pas déborder me vide complètement la tête. Ma respiration et mon rythme cardiaque s’apaisent, mes gestes gagnent en souplesse et en précision, et mes pensées s’envolent dans des petits ballons colorés ! Et quelle joie quand j’ai terminé (2 bonnes heures plus tard) ! La beauté de la création, la fierté d’avoir réussi ce que je trouve être une merveille, la sérénité retrouvée...Et cette satisfaction me comble et cicatrise des blessures d’enfance, oh, pas des plus dramatiques, mais réelles tout de même, car j’étais à mon grand désespoir la terreur des professeurs de dessin.

Si je résume, j’étais la première dans toutes les matières et la dernière en art plastique (hors concours l’éducation physique car jusqu’à mes 14 ans ma mère avait réussi à m’en faire dispenser, tellement elle avait peur pour moi. Je vous ai dit que j’ai été élevée dans les peurs permanentes?).

Pourtant, j’adorais ça. Je collectionnais toutes sortes de papiers adaptés, soignais amoureusement mes crayons, rangés dans un beau coffret, et dès que je m’en emparais, malgré une vision très claire, le résultat ne ressemblait à rien. Pas de perspective, pas de sens des proportions, pas de cadrage, contours flous, incapable de reproduire ce que je voyais. La seule bonne note que j’ai eu, c’était en 5°, ma mère avait craqué et fait mon devoir à la maison. C’est qu’elle était une artiste accomplie, dessin, peinture, elle a fait de très belles toiles, alors vous imaginez mon sentiment d’infériorité. Le professeur ne fut pas dupe mais eut la délicatesse de n’en rien montrer, pour que je savoure une fois dans ma scolarité une note au-dessus de la moyenne. Evidemment, je savais que je ne la méritais pas et n’en fus pas si ravie que ça. Quand on rendait les contrôles (ça existe encore?), quelle torture pour la bonne élève que j’étais, tout le monde commençait à rigoler en me regardant, et mes joues empourprées témoignaient de ma honte et de mon chagrin. Mon plus haut fait d’armes ? Un jour où nous étions libre d’improviser, je m’appliquai sur un bel avion. J’avais 10 ans, et le professeur, voulant encourager mon ardeur, me gratifia d’un « oh, quel bel ange ! ». La peinture, je ne vous en parle même pas...Un croisement entre Picasso, Botero, et les  esquisse obtenues avec la queue d'une vache trempée dans un pot de couleur!

Tout ça pour vous dire que dans le mandala, il n’y a aucun jugement, aucune obligation de résultat (lequel ? Nous sommes différents à chaque instant, il en de même pour notre œuvre), juste le plaisir entre moi et moi d’avancer, de le voir naître, prendre corps, et d’en ressortir apaisée, régénérée, pleine de joie et d’amour. Un très beau moment pour relativiser les désagréments de notre situation actuelle…

Alors, dessinez, coloriez, créez,exprimez-vous, en toute liberté, et prenez soin de vous !

 

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