4 Mai 2020

Quand nos amis les animaux nous donnent des leçons d’amour, de solidarité, et, osons le dire, d’humanité ! A Istanboul, une chatte a fait irruption à fond les manettes dans un hôpital avec son chaton malade pour qu’on le soigne. L'histoire se termine bien, le bébé réellement en souffrance aimmédiatement été pris en charge par des vétérinaires et a été sauvé. Dire qu’il y en a qui soutiennent que les animaux n’ont pas d’intelligence, juste de l’instinct...Ils se privent d’authentiques échanges.

Chatte turque

Je me souviens avoir vu un jour un article racontant la chute d’un petit enfant dans l’enclos des chimpanzés d'un zoo (je passe sur l’imbécilité des parents qui l’avaient suspendu dans le vide pour qu’il voie de plus près. Pour de bond, il a vu de TRES près!). Panique, les chimpanzés commençaient à entourer le bambin, sans que l’on puisse le secourir, quand une femelle les a écartés, a délicatement pris le petit, inconscient, dans ses bras, et est venu à la porte de l’enclos pour le confier au soigneur tremblant! J’en pleure d’émotion à chaque fois que je revois des images. Elle a compris le danger, et elle a trouvé la meilleure solution, incroyable, non? J’ai quasiment toujours eu des animaux, et j’ai de nombreux souvenirs me prouvant leurs capacités.

Quand j’étais petite, papa refusait les chats, il était plutôt « chien », donc maman les accueillait en cachette dans la buanderie ou la cuisine, et naturellement il n’était pas question qu’ils dorment dans la maison. Donc ils restaient assez sauvage. Cela a perduré jusqu’à ce que l’on surprenne mon père en plein câlin bêtifiant, genre « c’est qui le chacha à son pépère! » en lui offrant des friandises. Une fois démasqué, il ne s’est plus opposé à leur entrée dans la maison, et ils ont fini de nous domestiquer. Par contre, à l’époque, cela se faisait malheureusement, quand une chatte avait des petits, on les lui enlevait dès la naissance. Maman se chargeait de la sale besogne, pendant que j’étais à l’école, ainsi ni vu ni connu, on me racontait que ça c’était mal passé, je pleurais, et puis on passait à autre chose. Mais une de nos minettes n’a pas apprécié la manœuvre. Une fois, deux fois, ça a suffi. Lors de sa troisième grossesse, elle a disparu juste avant d’accoucher. Maman l’a cherchée partout, dans les jardins voisins, etc...rien à faire. Nous avons supposé qu’elle était morte lors de la mise au monde. Que nenni : cette valeureuse maman avait attendu que ses bébés grandissent, et quand ils ont eu environ 1 mois et demi (et donc que ma mère ne pourrait plus rien leur faire, ce n’était pas un monstre quand même), nous la vîmes surgir fièrement suivie à la queue leu leu par 4 adorables chatons. J’étais aux anges, et nous en avons gardé un et placé les autres chez des voisins. Tout est bien qui finit bien. Elle avait parfaitement cerné la période dangereuse et agi en conséquence. Incroyable, non ?

Une autre chatte, quand les enfants étaient petits, était très câline mais se montrait assez sotte au quotidien, le temps assez court qu’elle a passé avec nous (nous habitions près d’une nationale, nous avons perdu plusieurs comme ça, c’était un vrai déchirement). Comme elle était sauvage, avant, elle n’a jamais compris le principe de la caisse et faisait ses besoins sous les lits des enfants ! Usant. Puis un jour elle attendit des petits. Je lui aménageai un vaste carton avec des chandails confortables, et elle accoucha avec mon aide. Puis je plaçai sa « maison » dans le salon, et nous assistâmes à chaque étape de l’éducation qu’elle donna à sa progéniture. Impressionnant. Je me souviens comme Michel et moi restions des heures sur le canapé à l’observer quand le moment fut venu qu’ils prennent de l’autonomie. J’avais découpé une petite porte dans le carton, et inlassablement, pendant 2 jours, elle a pris chaque chaton dans sa gueule pour le poser à l’extérieur. Des dizaines et des dizaines de fois, jusqu’à ce qu’ils soient tous capables de sortir par leurs propres moyens. Elle a adapté sa stratégie selon le tempérament de chacun des petits, c’était fascinant. Je l’ai ensuite regardé d’un autre œil, pas si bête finalement.

Celui qui a vraiment partagé de nombreuses étapes de notre vie était un siamois somptueux, recueilli par un ami alors qu’il était passé sous une voiture, il devait avoir 4 ou 5 mois, il a vécu 18 ans. Il en avait gardé des fragilités, au niveau de sa queue, cassée, on ne pouvait pas lui toucher le bas du dos. Il a failli succomber à l’anesthésie lors de sa castration. Il avait aussi une infection tenace aux yeux, et a réussi à faire un choc allergique à l’antibiotique prescrit, il s’est effondré à mes pieds, et je l’ai récupéré après 30 mn de massage cardiaque. Déjà qu’il m’avait choisi d’emblée, il m’en garda une reconnaissance idolâtre. C’était ce qu’on appelle un mâle dominant, mais sans violence, il dégageait une autorité naturelle qui le désignait immédiatement comme le caïd du quartier quand nous posions nos cartons quelque part. Inutile de dire qu’il nous a dressé au doigt et à l’oeil ! Si le chien faisait une bêtise et que nous le grondions, il se chargeait d’aller lui aligner une baffe ! Véridique ! Il volait avec maestria pour le compte du cabot d’ailleurs, et nous fit une vraie dépression à la mort du toutou, alors qu’il ne lui avait manifesté aucune affection de son vivant. Etrange. Il savait exactement quand j’allais rentrer du travail. Comme c’était un grand vadrouilleur, à quelque moment que j’arrive, 10mn avant, les voisins le voyaient traverser les rues et les jardins en courant, et je le trouvais assis devant le portail, souvent accompagné de mon mari qui avait repéré le manège. Quand l’état de mon mari s’aggravait, je le savais immédiatement car, alors qu’il ne lui prêtait aucune attention d’ordinaire, il se postait à ses côtés et n’en bougeait plus. Il comprenait tout ce que je lui disais, même sans mots. Il dormait sur un lit à l’autre bout de la maison, je pensais à lui et avais envie de le câliner, deux secondes après il débarquait en trottinant...Une sacrée personnalité, ce Titus, son départ a été un grand chagrin.

Quant à ma Rebecca adorée, une crème de chatte, très réservée mais une boule d’amour pour moi, un soir, elle s’est installé comme d’habitude sur le canapé à côté de moi, puis s’est blottie plus près, puis m’a poussée du museau en commençant à miauler, je ne comprenais pas. Son câlin est alors devenu plus « musclé »...me grimpant sur les épaules, me mordillant de plus en plus vigoureusement. Je ne comprenais toujours pas ce qui me valait ce traitement. Sûre d’avoir éveillé mon attention, elle a sauté par terre, a couru à la cuisine, et en est revenue tirant avec peine le sac de 5 Kg de croquettes après y avoir planté ses griffes ! J’avais oublié de lui donner à manger….

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Ah, que de beaux moments d’amour inconditionnel vécus avec ces petites bêtes, je ne saurais vivre sans eux.

Le reste de l'actualité, si elle est moins "animalière", continue chaque jour de nous apporter son lot de perles et de bévues

Je suis ainsi très reconnaissante de toutes les communications gouvernementales qui développent mes connaissances. Je n’ai en effet jamais autant regardé dans le dictionnaire. Ainsi le nième plan de la journée détaille les mesures pour les personnes arrivant de l’étranger. On distingue alors « isolement » (pour ceux qui arrivent de l’étranger et sont diagnostiqués positifs) et quarantaine (pour ceux qui arrivent d’un autre continent). Euh...Où vont-ils chercher tout ça ?

Et que dire de la façon de présenter les choses ? La situation actuelle est une véritable catastrophe pour les agriculteurs français. Logique, ils n’ont pas pu faire appel aux saisonniers habituels qui viennent pour la plupart de l’étranger, d’où les appels à la solidarité auxquels ont répondu de nombreux français qui échappaient ainsi au confinement dans leur petit logement. C’est là que le bât blesse : ils n’étaient pas qualifiés, forcément, et à cause d’eux, il y a eu 2 fois plus de pertes que les autres années. Si on titrait sur ce qu’auraient été les pertes s’ils n’étaient PAS venu donner un coup de main ??? Pourquoi toujours vouloir attirer notre regard sur le négatif plustôt que sur le positif? Moi, je trouve super que des gens aient aidé à sauver les meubles.

On ne peut enfin oublier ceux qui décident pour le commun de leurs citoyens, et qui font autre chose : au Canada, Justin Trudeau hésiterait à remettre ses enfants à l’école s’ils étaient au Quebec (qui compte la moitié des cas et des morts dans le pays) ! Ses enfants sont scolarisés en Ontario où leur école ne va pas rouvrir… C’est le premier ministre tout de même, donc question cohérence, là encore, il y a beaucoup à dire...C’est comme Bill gates et Steve jobs qui interdisaient pc, tablettes et smartphones à leurs enfants...

Pour terminer, si vous voulez vous faire une petite cure de cinéma pour meubler vos dernières après-midis (j’espère) de confinement, France 2 vous a contacté un programme de qualité : « Les misérables » aujourd’hui, « Colonel Chabert » demain, et « Madame Bovary » mercredi. Euh, et après, on se tire une balle ??? N’en déplaise à ces monuments de la littérature française, il y a quand même plus dynamique, dynamisant, stimulant, non ? Bien sûr, ce choix m’étonne par rapport à nos besoins actuels, pas en général. !

Les miserables

Sur ce, prenez bien soin de vous, que l’on puisse se retrouver très bientôt en excellente santé

 

 

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