8 Avril 2020

Je sens que je vais en faire bicher plus d’un(e)s aujourd’hui ! Devinez d’où je vous écris ce billet ? D’Hawaï (pour accomplir mon rêve de remonter aux sources de Ho’oponopono...)? De Bretagne ou Normandie , après avoir marché les pieds dans l’eau à l’heure où les lads font trotter leurs chevaux ?? De Norvège, au bord d’un Fjord lumineux et devant une cascade à côté de laquelle les chutes du Niagara font pâle figure (je vous réserve en PS ma découverte de ce lieu hautement touristique dans des conditions...ubuesques!) ? Du pont d’un magnifique bateau de croisière ? Je choisis que c’est mieux que TOUT ça : je suis confortablement installée sur ma petite terrasse ensoleillée (ou balcon, question de point de vue…), en petite robe pimpante et légère touche de roses à lèvres, les cheveux dans le vent (ça, c’est normal, si pour l’instant la longueur n’est pas problématique, ma tignasse a pris de l’épaisseur, même si le blanc l’emporte et le cache un peu, et me fait de plus en plus ressembler à ma mère qui était très fière de son casque fourni, intéressant!). Ne manque plus que la crème solaire, c’est pour ça que je ne vais pas tenir longtemps, ma peau blanche se vengerait aussitôt, donc avançons prudemment, ce moment est déjà merveilleux en soi. Pour la touche scientifique : synthétiser de la vitamine D stimule notre immunité, alors,, quand on peut, ne boudons pas notre plaisir, même si on ne court pas dans les jardins du Château !

Terrasse 1

Ma journée d’hier s’est vraiment bien terminée (palme d’or à la superbe pleine lune dans un ciel pur!), je me suis attelée au dernier carton traînant dans le salon. Et là, je vous le donne en mille : je me suis acceptée. Oh, je croyais que c’était fait, mais c’est comme le pardon, le processus se fait par strates successives, comme quand on pèle un oignon.

Hie soir donc, je suis tombé sur des pantalons et jupes que j’avais oubliés, oui, je vous entends, merci Marie Kondo, et une véritable collection de bodys. Pour les jeunes, je traduis : des tee-shirts, chemises, pulls s’agrafant à l’entrejambe pour tenir impeccablement sous la tenue, sans dévoiler de délicieux bourrelets. Ils remontaient à l’époque où je travaillais dans l’industrie et où j’arborais le déguisement de la parfaite manager wonderwoman. L’époque où quand on croisait le patron, il vous gratifiait d’un gentil « vous n’avez pas eu le temps de vous changer ce matin ? » s’il reconnaissait le même tailleur que la veille, ou « on est déjà vendredi ? » à un malheureux collègue très élégant dans sa chemise Lacoste...J’ai bien ri le jour où à un séminaire où nous accueillions le big boss tout droit venu des US, j’ai vu mon Bernard tomber la veste et retrousser ses manches de chemises pour se la jouer aussi cool que le yankee ! Bref, comme j’ai ...un peu de temps, j’ai fait des essayages. Le constat a été sans appel : même si je n’ai pas pris un gramme depuis mes jeunes années, mon corps s’est hélas modifié, la ménopause est passé par là, les volumes et les proportions ne sont plus les mêmes, et je n’arrive plus à glisser les hanches dans la plupart de mes anciens pantalons. Fermer le bouton est est une véritable gageure. Et quelle idée ce superbe pantalon d’un blanc éclatant qui accuse (tout en transparence) la moindre lingerie ! Je comprends pourquoi je ne l’ai jamais porté ! Il était arrivé un truc assez semblable à ma belle sœur dans les années 60 ans. Très jolie blonde, elle avait investi dans une superbe combinaison type Saint-Laurent qui lui allait  à ravir. Elle avait donc décidé de l’étrenner lors d’une sortie familiale au cinéma. Las, sitôt le noir fait dans la salle, ce fut comme si un projecteur s’allumait et tous les regards de se tourner vers elle, mais pas pour de bonnes raisons : sa toilette était devenue fluorescente (autre version des maillots de bain blancs qui deviennent transparents dès que mouillés…) !

Bref, j’ai fait une belle pile de ce qui ne m’allait plus, à donner. D’un autre côté, je n’avais peut-être pas choisi le meilleur moment, après une choucroute au déjeuner et 2 pains au chocolat plus banane au goûter. Mais je n’ai pas failli, c’est rangé dans un sac.

J’ai réservé les bodys à ce matin, le courage a ses limites. Le corps affiné par une bonne nuit, j’ai empoigné le premier. Impossible d’y glisser une cuisse. Le 2° m’écrasait complètement les seins, le 3° une fois boutonné me remontait jusqu’au nombril, et ainsi de suite, je vous en passe et des meilleures...J’ai réservé le prix spécial du Jury à un très joli noir avec dos en dentelle transparente façon Mireille d’Arc, vous voyez ? Sauf que la chute s’arrêtait au niveau du soutien-gorge, étirant épouvantablement le bas du vêtement qui me rentrait dans les fesses en me les remontant d’au moins 15 cm ! Là, le tri a fait un carnage, à gauche, vous voyez ce dont je me débarrasse, à droite, les rescapés (pour l’instant).

Tri vetements

Et comme tout effort est récompensé, si, si, j’y crois fermement, au fond du carton, j’ai trouvé un puzzle que j’avais acheté en prévision de l’anniversaire d’une de mes petites-filles quand elle serait en âge. Moi qui me désolais de ne pas en avoir sous la main. Certes, il fait 500 pièces, loin des 1500 ou 2000 pièces que je me régalais de faire autrefois, mais je ne vais pas faire la fine bouche, de toute façon ma table serait trop petite, je suis super contente. Je vous raconterai demain comment ça se passe avec Lexia, qui risque d’accueillir ces petits bouts de bois comme un nouveau jeu exaltant…

Voilà, essayons tous de profiter de ces belles journées comme nous le pouvons, et préservons-nous !

 

PS : les chutes du Niagara !

Niagara

Ah, grand moment ! Michel et moi avions profité en 1993 ou 1994 d’un voyage au Canada avec mon CE. Programme alléchant, prix attractif, guide dédiée à notre groupe, enthousiasme des participants, car nous retrouvions à peu près les mêmes comparses qui avaient « fait » la Norvège avec nous l’année d’avant. La première alerte a eu lieu dès que nous sommes montés dans le bus, après un voyage harassant comportant une longue escale imprévue. Les premiers mots de notre guide ont été pour nous dire que le bus était climatisé et ce que ça signifiait, puis pour nous annoncer que nous n’allions finalement pas aller nous reposer à l’étape prévue, mais faire un peu de route pour commencer par les chutes du Niagara. Une vingtaine d’heures de voyage, plus 3 heures de route, arrivée à l’hôtel vers 21h ! Ouf, enfin arrivés, prêts à sauter sur nos bagages et foncer au restaurant pour ceux qui en avaient encore le courage, le chauffeur décida d’aller nous montrer les chutes « de nuit, il faut voir ça! ». Va pour les chutes de nuit, on s’extasie, puis coucouche panier, même si quelques courageux dont nous faisions partie sont repartis les admirer une fois notre faim calmée. Rdv à 7 heures pour le petit-déjeuner, « et soyez à l’heure, les canadiens ne supportent pas l’irrespect ». Nous voilà donc tous, encore mal réveillés, à 7 heures pétantes, devant les portes closes du restaurant qui ne servait les petits déjeuners qu’à partir de 8 heures !!! Le temps que la guide nous demande si aucun dentier n’avait été oublié, si, si, le bus nous a ensuite emmené dans une jolie clairière et la suite du programme nous a été dévoilée. Premier changement, nous avions la possibilité d’une excursion en hélicoptère pour survoler les chutes, avec un supplément conséquent à la clé. Une partie s’envola donc, Michel en faisait partie, fou de joie, et les autres nous restâmes taper le carton dans le bus isolé au milieu de nulle part. Puis nous embarquâmes sur un bateau (c’était en mai, il y avait encore des glaces, et c’était un des premiers qui commençait la saison), enveloppés dans des cirés bleus du plus bel effet, et nous allâmes taquiner les grandes eaux de plus près. Impressionnant, un très bon souvenir. Puis ce fut le déjeuner, dans un établissement en haut d’une tour surplombant le site, somptueux. Nous pensions en avoir fait le tour quand un autre temps libre de 2 heures nous fut « accordé », permettant à ceux qui le voulaient d’aller approcher les eaux par les terres, tandis que les autres digéraient affalés sur les pelouses ou achetaient des cartes et autres souvenirs. Honnêtement, après avoir vu les chutes (que je n’ai pas trouvées si remarquables d’ailleurs, après les merveilleuses cascades norvégiennes découvertes auparavant, plus larges que hautes, on fait les difficiles…) de jour, de nuit, au soleil, sous les nuages, d’en haut, d’en bas, de côté, de dessous, etc.… on avait hâte de reprendre notre périple. Ce qui fut fait à 16h, nous avions retrouvé tout notre allant, et fûmes très étonnés d’une première pause à 16h10 pour admirer...une petite chute ! Et là, une adorable marmotte surgit sous nos yeux, captant tout notre intérêt, et pendant que les flashs de nos appareils crépitaient, j’ai entendu la guide soupirer « sont fous ces français, pas capables de s’intéresser à autre chose qu’un animal ! » ! La suite du voyage fut à la hauteur, mais je vous en fais grâce. Vous comprendrez que si vous me conviez à aller visiter les chutes du Niagara, je déclinerai « merci, mais sans façon »...

 

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