Billets de babette1

8 Avril 2020

Je sens que je vais en faire bicher plus d’un(e)s aujourd’hui ! Devinez d’où je vous écris ce billet ? D’Hawaï (pour accomplir mon rêve de remonter aux sources de Ho’oponopono...)? De Bretagne ou Normandie , après avoir marché les pieds dans l’eau à l’heure où les lads font trotter leurs chevaux ?? De Norvège, au bord d’un Fjord lumineux et devant une cascade à côté de laquelle les chutes du Niagara font pâle figure (je vous réserve en PS ma découverte de ce lieu hautement touristique dans des conditions...ubuesques!) ? Du pont d’un magnifique bateau de croisière ? Je choisis que c’est mieux que TOUT ça : je suis confortablement installée sur ma petite terrasse ensoleillée (ou balcon, question de point de vue…), en petite robe pimpante et légère touche de roses à lèvres, les cheveux dans le vent (ça, c’est normal, si pour l’instant la longueur n’est pas problématique, ma tignasse a pris de l’épaisseur, même si le blanc l’emporte et le cache un peu, et me fait de plus en plus ressembler à ma mère qui était très fière de son casque fourni, intéressant!). Ne manque plus que la crème solaire, c’est pour ça que je ne vais pas tenir longtemps, ma peau blanche se vengerait aussitôt, donc avançons prudemment, ce moment est déjà merveilleux en soi. Pour la touche scientifique : synthétiser de la vitamine D stimule notre immunité, alors,, quand on peut, ne boudons pas notre plaisir, même si on ne court pas dans les jardins du Château !

Terrasse 1

Ma journée d’hier s’est vraiment bien terminée (palme d’or à la superbe pleine lune dans un ciel pur!), je me suis attelée au dernier carton traînant dans le salon. Et là, je vous le donne en mille : je me suis acceptée. Oh, je croyais que c’était fait, mais c’est comme le pardon, le processus se fait par strates successives, comme quand on pèle un oignon.

Hie soir donc, je suis tombé sur des pantalons et jupes que j’avais oubliés, oui, je vous entends, merci Marie Kondo, et une véritable collection de bodys. Pour les jeunes, je traduis : des tee-shirts, chemises, pulls s’agrafant à l’entrejambe pour tenir impeccablement sous la tenue, sans dévoiler de délicieux bourrelets. Ils remontaient à l’époque où je travaillais dans l’industrie et où j’arborais le déguisement de la parfaite manager wonderwoman. L’époque où quand on croisait le patron, il vous gratifiait d’un gentil « vous n’avez pas eu le temps de vous changer ce matin ? » s’il reconnaissait le même tailleur que la veille, ou « on est déjà vendredi ? » à un malheureux collègue très élégant dans sa chemise Lacoste...J’ai bien ri le jour où à un séminaire où nous accueillions le big boss tout droit venu des US, j’ai vu mon Bernard tomber la veste et retrousser ses manches de chemises pour se la jouer aussi cool que le yankee ! Bref, comme j’ai ...un peu de temps, j’ai fait des essayages. Le constat a été sans appel : même si je n’ai pas pris un gramme depuis mes jeunes années, mon corps s’est hélas modifié, la ménopause est passé par là, les volumes et les proportions ne sont plus les mêmes, et je n’arrive plus à glisser les hanches dans la plupart de mes anciens pantalons. Fermer le bouton est est une véritable gageure. Et quelle idée ce superbe pantalon d’un blanc éclatant qui accuse (tout en transparence) la moindre lingerie ! Je comprends pourquoi je ne l’ai jamais porté ! Il était arrivé un truc assez semblable à ma belle sœur dans les années 60 ans. Très jolie blonde, elle avait investi dans une superbe combinaison type Saint-Laurent qui lui allait  à ravir. Elle avait donc décidé de l’étrenner lors d’une sortie familiale au cinéma. Las, sitôt le noir fait dans la salle, ce fut comme si un projecteur s’allumait et tous les regards de se tourner vers elle, mais pas pour de bonnes raisons : sa toilette était devenue fluorescente (autre version des maillots de bain blancs qui deviennent transparents dès que mouillés…) !

Bref, j’ai fait une belle pile de ce qui ne m’allait plus, à donner. D’un autre côté, je n’avais peut-être pas choisi le meilleur moment, après une choucroute au déjeuner et 2 pains au chocolat plus banane au goûter. Mais je n’ai pas failli, c’est rangé dans un sac.

J’ai réservé les bodys à ce matin, le courage a ses limites. Le corps affiné par une bonne nuit, j’ai empoigné le premier. Impossible d’y glisser une cuisse. Le 2° m’écrasait complètement les seins, le 3° une fois boutonné me remontait jusqu’au nombril, et ainsi de suite, je vous en passe et des meilleures...J’ai réservé le prix spécial du Jury à un très joli noir avec dos en dentelle transparente façon Mireille d’Arc, vous voyez ? Sauf que la chute s’arrêtait au niveau du soutien-gorge, étirant épouvantablement le bas du vêtement qui me rentrait dans les fesses en me les remontant d’au moins 15 cm ! Là, le tri a fait un carnage, à gauche, vous voyez ce dont je me débarrasse, à droite, les rescapés (pour l’instant).

Tri vetements

Et comme tout effort est récompensé, si, si, j’y crois fermement, au fond du carton, j’ai trouvé un puzzle que j’avais acheté en prévision de l’anniversaire d’une de mes petites-filles quand elle serait en âge. Moi qui me désolais de ne pas en avoir sous la main. Certes, il fait 500 pièces, loin des 1500 ou 2000 pièces que je me régalais de faire autrefois, mais je ne vais pas faire la fine bouche, de toute façon ma table serait trop petite, je suis super contente. Je vous raconterai demain comment ça se passe avec Lexia, qui risque d’accueillir ces petits bouts de bois comme un nouveau jeu exaltant…

Voilà, essayons tous de profiter de ces belles journées comme nous le pouvons, et préservons-nous !

 

PS : les chutes du Niagara !

Niagara

Ah, grand moment ! Michel et moi avions profité en 1993 ou 1994 d’un voyage au Canada avec mon CE. Programme alléchant, prix attractif, guide dédiée à notre groupe, enthousiasme des participants, car nous retrouvions à peu près les mêmes comparses qui avaient « fait » la Norvège avec nous l’année d’avant. La première alerte a eu lieu dès que nous sommes montés dans le bus, après un voyage harassant comportant une longue escale imprévue. Les premiers mots de notre guide ont été pour nous dire que le bus était climatisé et ce que ça signifiait, puis pour nous annoncer que nous n’allions finalement pas aller nous reposer à l’étape prévue, mais faire un peu de route pour commencer par les chutes du Niagara. Une vingtaine d’heures de voyage, plus 3 heures de route, arrivée à l’hôtel vers 21h ! Ouf, enfin arrivés, prêts à sauter sur nos bagages et foncer au restaurant pour ceux qui en avaient encore le courage, le chauffeur décida d’aller nous montrer les chutes « de nuit, il faut voir ça! ». Va pour les chutes de nuit, on s’extasie, puis coucouche panier, même si quelques courageux dont nous faisions partie sont repartis les admirer une fois notre faim calmée. Rdv à 7 heures pour le petit-déjeuner, « et soyez à l’heure, les canadiens ne supportent pas l’irrespect ». Nous voilà donc tous, encore mal réveillés, à 7 heures pétantes, devant les portes closes du restaurant qui ne servait les petits déjeuners qu’à partir de 8 heures !!! Le temps que la guide nous demande si aucun dentier n’avait été oublié, si, si, le bus nous a ensuite emmené dans une jolie clairière et la suite du programme nous a été dévoilée. Premier changement, nous avions la possibilité d’une excursion en hélicoptère pour survoler les chutes, avec un supplément conséquent à la clé. Une partie s’envola donc, Michel en faisait partie, fou de joie, et les autres nous restâmes taper le carton dans le bus isolé au milieu de nulle part. Puis nous embarquâmes sur un bateau (c’était en mai, il y avait encore des glaces, et c’était un des premiers qui commençait la saison), enveloppés dans des cirés bleus du plus bel effet, et nous allâmes taquiner les grandes eaux de plus près. Impressionnant, un très bon souvenir. Puis ce fut le déjeuner, dans un établissement en haut d’une tour surplombant le site, somptueux. Nous pensions en avoir fait le tour quand un autre temps libre de 2 heures nous fut « accordé », permettant à ceux qui le voulaient d’aller approcher les eaux par les terres, tandis que les autres digéraient affalés sur les pelouses ou achetaient des cartes et autres souvenirs. Honnêtement, après avoir vu les chutes (que je n’ai pas trouvées si remarquables d’ailleurs, après les merveilleuses cascades norvégiennes découvertes auparavant, plus larges que hautes, on fait les difficiles…) de jour, de nuit, au soleil, sous les nuages, d’en haut, d’en bas, de côté, de dessous, etc.… on avait hâte de reprendre notre périple. Ce qui fut fait à 16h, nous avions retrouvé tout notre allant, et fûmes très étonnés d’une première pause à 16h10 pour admirer...une petite chute ! Et là, une adorable marmotte surgit sous nos yeux, captant tout notre intérêt, et pendant que les flashs de nos appareils crépitaient, j’ai entendu la guide soupirer « sont fous ces français, pas capables de s’intéresser à autre chose qu’un animal ! » ! La suite du voyage fut à la hauteur, mais je vous en fais grâce. Vous comprendrez que si vous me conviez à aller visiter les chutes du Niagara, je déclinerai « merci, mais sans façon »...

7 Avril 2020

Pardonnez-moi le retard pris dans mon écriture hier, j’ai été très touchée de recevoir des messages inquiets (et désolée de les avoir suscités, je n’imaginais pas…), je vais bien, et prépare déjà plein de surprises pour nos retrouvailles !

Alors, plusieurs petits bonheurs aujourd’hui !

D’abord, et c’en est un GRAND , 2 de mes amies qui avaient été infectées par le fléau qui nous cloue chez nous vont de mieux en mieux ! Ca y est, le cap est passé, les symptômes s’effacent progressivement, la fatigue s’allège, le tonus revient petit à petit, leur voix a repris son timbre, l’ardeur de vivre est là, je suis HEUREUSE !

Car, au-delà des polémiques de tout poil, beaucoup ont oublié l’essentiel : aller bien, se retrouver toutes et tous en pleine forme quand le moment sera venu, avec ou sans masques, avec ou sans tests, avec ou sans chloroquine, avec ou sans...Les français ont une solide réputation de râleurs, et ont à coeur de la soutenir quelles que soient les circonstances ! Moi je préfère admirer ceux qui donnent tout pour nous protéger, savourer le plaisir d’ouvrir ma fenêtre le matin sur un beau soleil, ou sur la pluie, peu importe, sentir mon corps et mon esprit alertes et pleins de vie, compter toutes les nuances de vert quand je sors marcher tôt le matin(eh oui, une vraie méditation), découvrir un bon bouquin sur mon petit transat alors que du haut de ma fenêtre je vois les rares promeneurs l’oeil encore rivé sur leur écran magique (bon sang, ils ont tout le reste de la journée pour ça!). Nous avons le choix d’accueillir ce temps comme une pause, un recentrage, écouter ce que notre planète a à nous dire. Je vous dis souvent, lors de mes conférences, que notre corps nous parle à travers des petits inconforts, de petits signaux, et si nous n’entendons pas, il va hausser le ton avec des douleurs, avant de crier au moyen de symptômes beaucoup plus sévères, pour finir par hurler en développant des maladies souvent dramatiques. Vous me suivez ? Notre planète n’en peut plus de notre surdité et de notre aveuglement, et elle nous l’exprime exactement de la même façon. Je suis sûre qu’il en sortira du meilleur, si on sait se garder de stériles querelles et VIVRE notre vie en respectant tout ce qui nous environne, nous abrite, nous nourrit, nous aime! Alors oui, ce matin, comme tous les matins, malgré mes soucis, mes tracas, mes em…, je suis heureuse : je suis en vie et en bonne santé, ma famille aussi, mes ami(e)s aussi, ainsi que vous toutes et tous qui me lisez, je le souhaite de tout mon coeur.

Bon, j’en ai fini du quart d’heure philosophique, je ne voudrais pas pontifier…

Deuxième bonheur : j’ai finalisé et envoyé le dossier qui me plombait la tête depuis plusieurs jours ! Vous ne pouvez imaginer ma fierté ! Je suis enfin débarrassée (j’en étais la seule responsable) de cette corvée, et je me sens tellement plus légère. J’ai fait mon maximum avec les moyens restreints dont je dispose, et maintenant je déguste mon thé (« sur les traces de Bouddha » aujourd’hui!) l’esprit tranquille. Demain, pause, et jeudi, je me me plonge dans les factures pour que le comptable puisse faire la TVA trimestrielle…C’est plus fastidieux que difficile, donc maintenant que je suis lancée, je vais me concentrer sur la fierté qui m’anime pour mener à bien cette tâche nécessaire (je me suis amusé un jour à compter toutes les fonctions que je remplis à la boutique : gérante, conseillère, vendeuse, caissière, étalagiste, responsable des commandes, de la communication, de la gestion des stocks, femme de ménage, comptable, animatrice du site web, rédactrice des newsletters, conférencière, etc, etc...Je suis arrivé à un total de 28 fonctions ! Ahurissant, non ? Alors franchement, je n’ai pas à me plaindre si 1 ou 2 ne sont pas ma tasse de thé, sans jeu de mots! J’adore ce que je fais depuis maintenant presque 7 ans, et je n’ai pas l’intention que cela s’arrête !

Tertio : en ouvrant ma boîte aux lettres, j’ai trouvé un dessin de Lucile ! Qui est Lucile ? Je ne sais pas, mais son œuvre est superbe, sentant bon le soleil, l’amour, les petits oiseaux. Dessin lucile

La mairie a pris l'initiative de faire offrir des dessins aux séniors par les enfants de la commune, je trouve ça très original et réconfortant, et j'imagine cette petite-fille s'appliquant de tout son coeur sur sa feuille, tirant la langue en affinant son trait. Ca m'a fait très plaisir, car, bien sûr que je me languis de mes petits-enfants, j’ai hâte de les serrer dans mes bras et de les manger de bisous ! Heureusement, nous disposons de what’s ap et quantité d’autres outils, quelle chance, j’ai pu voir voir ma petite Charlie faire ses premiers bisous pour mon anniversaire, découvrir un de ses premiers quatre-pattes, bref mais si joyeux, elle irradiait de bonheur ! J’ai pu papoter avec les grandes, discuter Légo avec mon petit-fils, échanger avec mes enfants, me rassurer de leur bonne mine, c’est fantastique. Cela me rappelle quand nous avons eu le téléphone pour la première fois à la maison, c’était une tout autre histoire. Me reviennent en particulier 2 anecdotes que je vous raconte sur mon blog, oui, les moyens de communication sembleraient primitifs maintenant, mais nous étions cependant fortement connectés à ceux que nous aimions.

Un peu d’autodérision en effet n’a jamais fait de mal. Quand j’étais petite, pas de téléphone, donc c’était dans une cabine si urgence, coincée dans les jupes de maman et buvant ses paroles en essayant par tous les moyens de deviner ce que disait papa de l’autre côté. En grandissant, toujours pas, donc les rendez-vous devaient être précis, il n’y avait pas de seconde chance. Un jour, j’étais ado, mon père nous avait emmenées avec lui à Nantes (nous habitions alors Rennes) pour que nous visitions pendant qu’il assistait à une réunion très importante au siège de sa société. Nul évidemment ne devait rien en savoir, son véhicule de société ne nous assurait pas. On devait se retrouver à 18 h au café d’Anne de Bretagne. A 17h30, nous voilà donc devant le château, éreintées par notre journée, et avides de boire une bonne limonade. Où est le café ? Chic, là, à droite du château. On s’installe, se met à l’aise, le temps passe, et papa d’ordinaire si ponctuel n’arrive pas. Un peu inquiète, vers 18h30, maman va aux nouvelles et apprend qu’il y a un autre café, A GAUCHE du château. On y court, pas de papa, relimonade, puis finalement allez et venues de plus en plus anxieuses entre les 2 estaminets. Finalement, à bout de nerfs, maman a osé appeler le siège de la société, espérant tomber sur un gardien et demander discrètement où en était la réunion. Et là, elle tombe sur une équipe en émoi, tout le monde à notre recherche, papa et ses collègues, y compris le sévère directeur, appelant les cliniques, les hôpitaux, le commissariat et autres lieux de rencontre sympathiques ! Pour la discrétion, c’était râpé ! En fait, papa nous avait donné rdv au café « Anne de Bretagne », à 2 encâblures du bureau, et pas au café « d’Anne de Bretagne ». Ah, si nos avions eu un protable avec une batterie en état de marche. Moi, je rigolais bien, mais je l’ai moins ramené dans la voiture sur le trajet du retour, prise tout à tour à témoin par mes parents que j’ai vu s’écharper comme jamais. Je vous laisse imaginer l’ambiance dans la deux-chevaux...Comment ça se fait que le trajet m’a semblé 3 fois plus long qu’à l’aller ?

Puis on nous installa enfin l’objet de tous mes désirs, car de plus en plus de camarades l’avaient et je me sentais vraiment ringarde. Las, il n’y avait pas de forfait illimité comme maintenant. Tout était facturé, plus ou moins cher selon qu’on appelait dans la ville ou dans une autre région, et ce dès la première seconde de la discussion. Donc, quand j’étais autorisée à l’utiliser, dans le salon, c’était avec maman à côté qui me montrait la montre et n’hésitait pas à interrompre la discussion après 3 précieuses minutes. Mais c’était mieux que rien. La vie continua et je me fiançai. Tout aurait été idyllique si Michel n’avait pas habité à Marseille et moi à Bordeaux… Heureusement, l’appareil était cette fois installé dans le couloir, et j’avais droit à 5 minutes d’intimité par semaine. Un soir, nous nous chuchotions comme d’habitude ces petits mots que tous les amoureux du monde connaissent, pour conclure sur de multiples « je t’aime, c’est toi qui raccroche, non, c’est toi, je t’aime... » quand soudain j’entendis tonitruer une voix mâle « nous aussi on t’aime, Elisabeth » ! Je ne savais pas que ma belle-mère avait déjà la manie de toujours laisser le haut-parleur, et toute ma future belle-famille (que je ne connaissais pas encore) avait eu la primeur de notre conversation. Et c’est mon beau-père, plaisantin pince sans rire, qui avait décidé de conclure à sa façon !!!

Vieux telephone noir retro isole sur fond blanc

Alors, si on remettait nos outils à leur place d’aides extraordinaires au lieu de les laisser guider nos vies ??? C’est peut-être le moment de faire un tri dans nos indispensables, et savourer sans modération et EN CONSCIENCE tous les bonheurs qu’ils peuvent nous apporter…

 

Protégez-vous bien et à demain, je vous embrasse !

6 Avril 2020

Journée totalement décalée, je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu, mais qui m’a réservé cependant des joies inédites.

 

Normalement, ce matin, je DEVAIS m’attaquer à la liasse fiscale pour ce fameux bien à St-Malo qui était en fait une arnaque. Passons. Il faut quand même bien réunir les documents nécessaires pour que le comptable puisse travailler, j’ai déjà 3 semaines de retard, donc après 4 jours d’angoisse rien qu’à la pensée de le faire, c’était aujourd’hui !

Levée en pleine forme, après mes rituels matinaux que vous commencez à bien connaître, mon énergie était au zénith et je me suis dit que ce serait bien de commencer par un petit rangement salle d’eau. En effet, un peu plus d’un mois après mon emménagement, elle est PARFAITE, tout est à sa place. Tout, sauf 2 cartons marqués SDB dans le couloir...Mille sabords. Donc, je vais devoir retrier et jeter, et avant cela je dois refaire de la place dans l’armoire à pharmacie, les étagères, etc...Allons-y gaiement. D’abord, l’armoire ! Je mets de côté ce qui pourra aller dans une boîte de réserve, je regroupe le maquillage, puis le nécessaire pour les ongles, et patatras...un vernis (incolore, merci, mon dieu) m’échappe et explose au sol. Je me précipite pour enlever tout de suite le maximum d’éclats de verre, quand on a un chat, ça ne pardonne pas. Et me voilà étalant consciencieusement le vernis sur le carrelage, en même temps que sur mes mains. Qu’à cela ne tienne , Mon sol et ma peau sont délicatement mais complètement vernis. Donc je passe tout au dissolvant, plusieurs fois pour faire bonne mesure (chouette, j’ai fini le flacon, donc ai pu réintégrer celui de secours dans l’armoire!). Puis je m’aperçois que le tapis de bain et mon pantalon ont été éclaboussés. Donc je fais une lessive immédiate après avoir également enlevé au maximum le dissolvant. Le tapis a supporté, mais mon jean a pris une drôle de couleur. Je l’ai donc lavé une deuxième fois, et comme la machine coule un peu (le plombier devait venir la semaine du 15 mars pour différentes révisions…), je dois rester à côté et écoper. Puis je désinfecte le sol car ça empeste le dissolvant. Je peaufine en brûlant du papier d’Arménie . Super ! Ma salle d’eau est propre comme un sou neuf, quel bonheur (mais les cartons ne sont toujours pas ouverts…), il est midi, trop tard pour me plonger dans la paperasse, vous serez bien d’accord.

Comme moi, je suis du matin, il était hors de question de retenter la fiscalité l’après-midi, j’aurais fais des conneries. Donc, avant ma ration journalière de lecture, j’ai allumé la TV et je me suis amusé avec un nouveau jeu que je viens d’inventer. Mon Télé 7 jours ne m’étant plus d’aucune utilité (déprogrammations sauvages, interruptions impromptues de diffusions, horaires plus du tout, mais plus du tout respectés), je zappe (évitant toujours soigneusement les infos) jusqu’à ce que je trouve un programme qui débute. J’ai ainsi fait de jolies découvertes . Et aujourd’hui, je tombe direct sur le générique de l’inspecteur Barnaby ! Ah, les séries britanniques ! J’adorrre ! Beaucoup moins violentes que les séries américaines qui me donnent la nausée et que je ne regarde plus depuis des années, plus subtiles que les séries françaises, et moins soporifiques que les séries allemandes. Je n’ai aucun mérite, je tiens cette science d’une assez longue période de chômage à la fin de ma carrière.

Barnaby 1

En restant concise :

Les séries américaines font l’apologie de la grandeur des USA ; Police toute puissante, face au monde du crime. Déluge de sang, fusillades à gogo, vengeances abracadanbrantesques (dans le dico depuis Jacques Chirac, hi, hi?), shérif bodybuildé et taiseux, escouade de poupées court vêtues. Tout ça pour finir dans des négociations judiciaires qui vous font passer l’envie de traverser l’Atlantique. Hors concours : l’inspecteur Colombo, une vraie pépite, je connais tous les épisodes par coeur, merveille de finesse, d’humour et d’intelligence chez un policier hors norme.

Les séries allemandes (par charité, je n’en nommerai aucune) : le policier et son équipe, pour ne pas faire de bavures, répètent chacune de leurs informations et constatations. « Il semble s’être tiré une balle dans la tête » - « Oui, on dirait qu’il est mort d’une balle en pleine tempe » - « C’est peut-être un suicide, ou un meurtre, à moins que ce ne soit accidentel » ! Là, j’ai déjà roulé sous la table, je me crois dans un sketch iconique de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans n’ont pas connu). Je ne tirerai pas sur l’ambulance en précisant que cet échange a pris 5 bonnes minutes…

Les séries françaises : le policier est sexy, le gendarme beau gosse, avec un chef assez paternaliste, et lui ou un membre de sa famille se trouve toujours malencontreusement impliqué. Bien sûr, il est dessaisi, mais enquête en loucedé pour laver l’honneur de ...sa femme...sa fiancée...son ex...son père...sa sœur...son demi-frère..son ami d'enfance...les combinaisons sont multiples. A noter la tendance de ces dernières années : le coupable fait souvent partie des enquêteurs, histoire de renforcer notre confiance dans notre justice !!! Place à part pour les remarquables fictions de France 3 qui nous permettent de découvrir nos belles régions, approfondir notre connaissance de différents métiers, ajoutez à cela des castings haut de gamme, du premier rôle à la dernière silhouette. Comment oublier l'inénarrable Capitaine Marleau (qui à mon humble avis en fait maintenant trop, et a tendance à utiliser son personnage pour passer ses convictions politiques, mais, bon, ça n'engage que moi!)!

Les séries britanniques , ah ! L’inspecteur est un homme ou une femme à la carrière bien assise, avec un physique comme vous et moi, très attaché et fidèle à sa famille et à ses valeurs. Les intrigues affectionnent particulièrement Oxford, ou des petites bourgades de campagne verdoyante, où les habitants débordent d’imagination pour concevoir des crimes ahurissants. Toutes les facettes de la nature humaine y sont explorées. Question suivi de l’enquête, c’est facile, on peut parier au début (sport national Outre-Manche), mais on repère très vite 6 suspects en moyenne. Barnaby, ou Morse, ou Lewis, ou Vera, peu importe, investiguent tous azimuts, et tous les suspects sont assassinés tour à tour. Notre fin limier n’a plus qu’à arrêter celui qui a survécu, une sorte de remake à l’infini des « 10 petits nègres » ! Là encore, mention spéciale à l’inégalé Hercule Poirot qui au seul moyen de ses petites cellules grises résout les plus machiavéliques horreurs (mais sans jamais que l’on voit de violence ou de sang).

Voilà comment j’ai ainsi passé une partie de l’après-midi dans une véritable étude sociologique ! Et j’ai aussi bien ri !

De très bons moments, vraiment.

Donc, demain…. ?

En attendant, belle fin de journée, protégez-vous bien !

 

5 Avril 2020

Petit plaisir quotidien devenu ce matin un vrai bonheur : ma douche !

A vrai dire, de nature, j’étais plus bain que douche, c’est vrai que quand on est maman, c’est souvent le seul moment où on peut s’évader un peu, donc j’adorais ce rituel, à la lumière des bougies et avec Josh Groban en fond sonore ! Puis, les cabines de douche se généralisant, je me suis mise à apprécier le côté fonctionnel et économique de la toilette. Et maintenant je kiffe carrément!

 

Pourquoi bonheur encore plus grand ce matin ? J’avais passé une assez mauvaise nuit car réveillée à 4h le dos bloqué, Lexia s’était couchée sur moi...tous les heureux propriétaires de chat compatiront. Donc, 2 dolipranes plus tard, dans l’attente du soulagement, j’ai fait quelques grilles de Samouraï (5 grilles de sudoku entremêlées à résoudre en même temps, c’est mon pêché mignon) . Quand cela m’arrive, j’ai maintenant l’habitude, 1 grille et demie plus tard, la douleur est en train de disparaître, mes paupières commencent à peser, et finalement, après 2 grilles, le marchand de sable est là, il ne faut pas rater son passage. Mais cette nuit, je les remplissais avec beaucoup de facilité, et je n’arrivais pas à m’arrêter, passant outre les signes de plus en plus nets d’endormissement. JE SAVAIS que je devais m’arrêter, « allez, encore le carré de droite, promis j’arrête après celui d’en-dessous... », et je continuais. Et là, je vous le donne en mille : ma gracieuse chatte, pelotonnée à mes pieds, s’est bruyamment étirée et est venue faire valser ma feuille d’un coup de pattes, m’intimant l’ordre de me recoucher ! Drôle, non ?

Tout ça pour dire que quand je me suis réveillée aux aurores, je n’étais pas fringante, j’ai dû me botter le derrière pour me lever et ai foncé sous la douche. Cette fois j’ai pris tout mon temps, laissant ruisseler l’eau bien chaude (pardon, j’ai un peu gaspillé ce matin, mais le jeu en valait la chandelle). Pas de savon ni produit d’aucune sorte. En effet, j’avais vu il y a quelques mois un reportage sur des personnes témoignant des bienfaits de l’eau seule pour la toilette. La soignante que j’ai été avais trouvé cela très logique, je ne cesse de répéter que notre organisme est une machine merveilleuse où tout est prévu. Ainsi notre peau est couverte de bactéries « amies » qui nous protègent des agressions, et l’utilisation exagérée de savons et autres détergents supprime ce bouclier bienveillant. Je m’étais promis de tester à l’occasion, eh bien, la voilà, l’occasion, servie sur un plateau. Presque 3 semaines plus tard (et seulement 2 fois pour le plaisir du parfum et de la texture de mon produit habituel), je ne peux que constater : ma peau, d’habitude très, vraiment très sèche, retrouve sa pellicule protectrice, sa souplesse, son élasticité. J’ajoute que j’avais investi il y a quelques années dans une douchette adoucissante qui me suit partout, ce qui ne gâche rien. Et pendant que l’eau coule, je l’imagine emportant toutes mes mémoires erronées, en faisant Ho’oponopono. Je les visualise disparaissant dans la bonde et je sens tout mon corps se réveiller, se régénérer. Enfin, souvenir de l’époque où j’allais souvent au sauna, je termine par une douche froide zone par zone avant de m’envelopper dans mon moelleux peignoir. Un pur délice ! Après ça, j’étais parée pour la journée, toutes traces de la nuit maussade effacées, et j’ai attaqué d’un pas alerte mon petit tour de 30 mn autour de mon immeuble. A 7h et des brouettes, je n’ai croisé de loin en loin que quelques chiens qui aèraient leur maître…

Meuble vasque salle de bains

Petite précision : la salle d'eau ci-dessus est plus grande que mon studio, mais j'adore rêver, sans frustration aucune, sur les magazines de  déco salles de bains!

Et ça m’a fait revenir sur ma lecture d’hier, vous savez, ces 3 femmes qui choisissent leur vie, loin des jugements, des idées reçues, des conventions familiales et sociales, etc. Pourquoi ? Parce que hier au soir, en surfant pour échapper aux infos, je suis tombé sur une publicité qui m’agace toujours profondément : la promotion des produits pour hygiène intime ! Là encore, je vous la refais plus courte : notre corps est doté de protections naturelles que ces produits détruisent, fragilisant justement ce qu’une sublime créature qualifie son « intimité » en caressant le flacon de manière suggestive….J’ai eu l’occasion d’accueillir aux urgences des femmes esquintées par une recherche maniaque de « propreté », allant jusqu’à l’utilisation d’eau de javel et autres joyeusetés. Vous ne me croyez pas ? Regardez ces c...qui ont provoqué des comas éthyliques chez leurs chats en les nettoyant au gel hydro-alcoolique ! je vous vous assure que la créativité humaine est infinie en terme de sottise. Donc savon et eau pure , c’est parfait.

Pour la première fois,  et j’en remercie ce livre qui est certainement pour beaucoup dans ce déclic, j’ai poussé plus loin ma réflexion.

En effet, quel est le message subliminal véhiculé par les publicitaires ? « Femmes, vous êtes sales ». Me sont revenues toutes les injonctions de ma mère sur la tenue d’une petite fille, la serviette de toilette avec un nœud à un angle stigmatisant la zone réservée à l’essuyage de… «(et moi, « mais pourquoi, maman, puisque je viens de me laver, tout est propre ? »), puis à ma grande stupéfaction des années plus tard, le sprint de la grand-mère de mon mari lors de ma présentation à la famille pour me glisser in extremis un coussin sous les fesses alors que je m’apprêtais à m’asseoir « pour nous les femmes, n’est-ce-pas? ». Dans une société qui se veut inattaquable sur l’égalité des droits hommes – femmes, regardez comment on nous bombarde de messages disant le contraire. Vous avez déjà vu la promotion de produits pour hygiène « intime »masculine ? L’ami Georges Clooney, une tasse de Nespresso à la main, partageant amicalement ses astuces pour être propre comme un sou neuf 24h sur 24 ? Ryan Gosling vantant le parfum de sa marque favorite ? Moi, jamais. Est-ce que ça existe seulement ? Certainement non. Ah, ah, concept à breveter !

Encore une façon subtile d’enlever toute confiance en soi aux femmes. Cela ne m’était jamais apparu comme ça, mais hier j’ai vraiment ressenti cette pub banale dans sa médiocrité comme violente, subversive et dangereuse.

A quoi peut conduire une douche philosophique tout de même... Donc femmes, petites, grandes, blondes, rousses, chauves, jeunes, vieilles, mes sœurs, soyez fières de vous ! Prenez soin de vous, sans vous laisser insidieusement rabaisser. Ayons la pêche, l’amour de la vie, notre vie, qui est unique !

4 Avril 2020

Chouette! Ce matin, j'ai retrouvé mon rythme naturel. Lever tôt, petit tour à l'air (avec autorisation, bien sûr!), mes rituels du matin, et prête à écrire dès 10 heures (je mets à peu près 2 à 3 heures à composer mon billet, jouer avec les mots, agencer mes photos), avec un  peu de rouge à lèvres et une goutte de "mon parfum" de Guerlain (je l'économise car n'est-ce pas....)! Côté rituels, d'ailleurs, j'ai tout testé depuis le 15 Mars : lever très tôt et sortie à 6h30 du matin, puis déjeuner et douche, ou sortie un peu plus tard après mes rituels, etc...bref, définitivement, ce qui me convient le mieux : douche, sortie, ma page d'Eileen Caddy, puis déjeuner suivi d'une petite réussite , mon pêché mignon. Ma mère me l'avait apprise (mais je ne triche pas autant qu'elle!), elle nécessite 2 jeux de 52 cartes, et on peut corser la partie en posant une question. Résultat des courses : j'aurais dû gagner au loto 2 765 fois, revivre un 2° grand amour 4 232 fois, agrandir Personnali'Thé sur 3 niveaux et 1000 mètres carrés 1483 fois, plus quelques broutilles annexes! Je m'en fiche, le plaisir est dans le jeu, ces 10 minutes me vident la tête, je ne vous dis pas le nombre de tactiques que j'ai essayées...

Le soleil est revenu (curieux comme depuis la baisse forcée de la pollution, on le voit plus, rayonnant dans un beau ciel azur...), et la douceur annoncée pour les prochains jours promet quelques bons moments sur ma petite terrasse.  Je m'en réjouis d'avance, comme du programme que je me suis concocté pour aujourd'hui, entrecoupé de nos nombreux coucous et messages d'amitié!

Je vais vous le détailler, mais il y a pour moi un point commun dans ce choix apparemment éclectique.  D'abord, relecture de "Cette chose" du Dr Charbonnier, puis visionnage de mon dvd "Les uns et les autres" de Claude Lelouch, et dégustation  du roman "Les indomptables" de Dawn O'Porter.

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Jean-Jacques Charbonnier bien sûr, dont je suis très régulièrement les chroniques Facebook. Après la découverte fracassante du Dr Moody et de son enquête sur la vie après la vie, thème qui m'a toujours passionnée, ce médecin anesthésiste réanimateur toulousain a été un des premiers en France à s'interroger sur le sujet, non sans avoir vécu une expérience personnelle stupéfiante au début de sa pratique. Et il a investigué, questionné, cherché sans relâche, livrant à notre réflexion des quantités de témoignages sur les expériences de mort imminente que les progrès de la médecine moderne multiplient, pour finalement mettre au point une méthode pour communiquer avec l'au-delà par l'hypnose, la TCH. Evidemment, comme ce n'est pas homologué par une étude randomisée en double aveugle....Do nc ce livre est un peu la synthèse de ses premiers titres, apportant les lumières de son travail d'enquêteur.

"Les uns et les autres", évidemment! Quand ma fille m'a fait ce très joli cadeau hier en m'offrant le visionnage du Lac des Cygnes, j'ai été très touchée qu'elle se souvienne de ma passion pour le ballet, et je me suis bien régalée. Et cela m'a donné envie de revoir ce film culte entremêlant sur fond historique l'amour de la danse, de la musique, du chant, culminant lors de la scène finale : le Boléro de Ravel dansé par la compagnie Béjart et son danseur étoile le regretté Jorge Donn. Je connais ce film par coeur (du grand Lelouch, soi-dit en passant), et je ne me lasse pas de ce final éblouissant réunissant tous les protagonistes et leurs arts respectifs. Avant cette découverte, le Boléro ne faisait pas partie de mes musiques préférées, je dirais que j'y étais ...indifférente. Ca, c'était avant! Puis il y a eu cette scène, que je peux me repasser en boucle 6 - 7 fois de suite, avec toujours le même bonheur, le même sentiment extatique de toucher l'absolu. Et où que je sois, quoi que je sois en train de faire , les 3 premières notes de cette musique céleste me transportent, j'en ai des frémissements le long du dos, et je VOIS Jorge Donn dans la plénitude de son talent. Pour moi, ils sont maintenant indissociables. Du bonheur pur. Alors, cet après-midi, canapé, Lexia sur les genoux, du thé à gogo, et une tonne de kleenex à portée, je suis parée, embarquement!

https://www.youtube.com/watch?v=m5CFJlzlGKM

Puis une découverte très attendue, "Les indomptables"! Vous savez que j'aime bien vous proposer des romans qui ont du fond, qui nous font réfléchir et progresser, en ouvrant notre coeur. Alors j'attends beaucoup de l'histoire de ces 3 histoires de femmes très différentes qui vont se téléscoper, dans un monde où les codes prédominent, et où les rôles sont souvent distribués. Je vous en dirai plus demain.

Et donc, le point commun (celui que moi j'y trouve, ce n'est pas une certitude)? Vous en avez trouvé un? Le trait d'union entre ces oeuvres me semble être la libre pensée. Ca résonne fort en ce moment...

Le Dr Charbonnier, conspué par ses pairs, a consacré toute sa vie à chercher, et à accepter de ne pas comprendre. Loin de l'hypocrisie des scientifiques de tout poil, enraidis dans leurs croyances, il trace sa route, et donne une dimension supplémentaire à sa vocation de soignant. Il parle clair, avec bon sens, passion, met au point des outils, affine, explore. C'est finalement ça un chercheur, un vrai...Quelqu'un qui avance et innove. Notre société oublie très facilement que les avancées scientifiques sont pour la plupart nées d'erreurs que des esprits libres ont attrapé au vol avec curiosité (nous n'aurions pas eu la pénicilline si cette tête de linotte de Sir Alexander Fleming n’avait pas oublié de fermer la fenêtre de son laboratoire par exemple!). Combien de choses certifiées impossibles ou fausses ont ensuite été prouvées, réhabilitées ? L’histoire en regorge, et tout cela grâce à des esprits ouverts qui ont choisi d’être des pionniers, cohérents avec leur intime conviction, leur, intuition, leur 6° sens, appelez ça comme vous voulez.

Fait du même bois, Claude Lelouch a tracé sa voie, indifférent aux critiques, imperméable aux difficultés de financement, et a tout vécu : l’encensement du public, les honneurs avec une palme d’or, mais aussi des rejets et des bides spectaculaires, misant à chaque fois ses tripes et ses biens sur la table. Les montagnes russes, c’est son quotidien. En dépit de tout, il continue avec une passion d’adolescent (si tant est que tous les adolescents en aient une, cela les armerait pour la vie…) à concevoir et monter des projets tous plus originaux les uns que les autres. Je ne m’y connais pas beaucoup en techniques cinématographiques, mais j’ai lu qu’on lui doit quantité de mises au point novatrices. Pour tout ça, Claude, je vous aime, même si je n’aime pas toutes vos œuvres, vous continuez d’essayer.

Enfin, cette promesse de la même veine de Dawn O’Porter. Son roman est sous-titré « Arrêtez de suivre le troupeau ». Une œuvre féministe, dans le bon sens du terme, à inviter à vivre ses choix indépendamment du jugement des autres, ceux qui se croient « bien-pensants » et qui justement ne pensent pas (oh, j’ai l’impression d’écrire du Brel!). Souvent des personnes me demandent le livre que je vends le plus. Moi, j’adore les aider à trouver le leur !

Attention, ne pas confondre cette salutaire indépendance de pensée avec ceux qui bravent les interdits pour le fun, il y a des circonstances qui imposent une discipline, pour le bien de touts, suivez mon regard...J’avoue que j’ai quand même bien rigolé avec la petite vidéo d’un plaisantin qui a sorti ses poubelle protégé derrière son déguisement en alligator (ou apparenté…) !

Voilà pour la trame de ma journée, qui variera au fil des imprévus, et c’est ça qui est amusant.

Prenez bien soin de vous !


 


 

 

 

 

 

 

 

 

3 Avril 2020

Ca y est, une année de plus au compteur (ça, c’est pour ceux qui voient tout en noir…), moi, je dis, c’est juste une minute de plus que la minute précédente ! D’ailleurs, techniquement, je n’aurai 66 ans que ce soir à 23h45 (ma mère n’arrivait pas à me lâcher, et après 3 jours de travail laborieux et inopérant, son médecin a sorti toute la pharmacopée dont il disposait, car, ça ne rigolait plus, il était samedi soir et il voulait son week-end déjà bien entamé !!! Mission accomplie).

Anniversaire 66 ans

« La clé de ton bonheur repose au fond de toi, dans ton propre coeur et ton esprit », disait la page d’Eileen Caddy ce matin. Quelle synchronicité. Oui, en me levant, je pouvais dire « quelle m…, je suis toute seule pour mon anniversaire ». Ou je pouvais dire « cette journée va m’apporter tout plein de belle choses que je suis bien décidée à voir ». J’avais le choix ! Et je savoure avec intensité toutes les surprises que me réserve ce 3 Avril 2020.

Car depuis ce matin, d’où mon retard à partager ce petit billet, plein de messages, d’appels, de visio, et de cadeaux. Non, pas ceux entourés d’un gros ruban qu’on ouvre avec un grand sourire un peu crispé devant les appareils photos. Non, des vrais cadeaux, plein d’inventivité et qui sentent un merveilleux parfum : l’amour ! Au réveil, petite vidéo de ma 6° petite-fille qui m’a gratifiée, nouveauté, d’un beau bisou, pendant que sa maman me chantait « Happy birthday » ! Quelle joie ! Puis ma fille qui s’est rappelée mon rêve avorté d’être danseuse et mon adoration pour les ballets : elle m’a envoyé le lac des cygnes (disponible sur le site de l’Opéra jusqu’à dimanche) dont je me régale depuis tout à l’heure (euh, oui, le retard, c’est aussi un peu pour ça…). Puis les appels, bien sûr, what’sap en vidéo, évidemment, les coucous, les bisous, virtuels, certes, mais je les ai sentis sur mes joues, si, si, je vous jure ! Puis les messages, les stickers inédits, la petite vidéo rigolote envoyée par ma belle-mère (97 ans et pro de Facebook!), vos mails touchants, d’adorables et joyeux messages vocaux...Tout cela en m’étant couchée sur la méditation de notre cercle énergétique, offerte par Virginie sur Zoom, le plaisir de se retrouver « comme dans notre grotte, chez Personnali’Thé ». Réconfort, apaisement, sérénité….

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Il y a des anniversaires qui marquent plus que d’autres. Celui-là en fait déjà partie, comme je vous le raconte sur mon blog.En fait, il y en a eu 2 tout particulièrement, même si j’étais toujours très gâtée.

D’abord, mes 50 ans ! Mon mari étant parti 3 mois avant, je n’avais pas le coeur à le fêter, et avais décrété qu’on ne ferait rien. Mes enfants ne l’entendaient pas de cette oreille, craignant que je me renferme sur mon chagrin, et m’ont extorqué la promesse d’un repas au restaurant, charge à eux de le choisir et de réserver. La date approchait, et je les trouvais bien cool, « t’inquiète, il y aura bien une table libre, etc... ». Je me réjouissais cependant des très , mais vraiment très nombreuses visites de ma fille (Sébastien vivait encore à la maison ), de ses attentions, m’envoyant chercher de ci de là diverses choses, toujours présente, m’apportant un grand soutien. Le fameux soir arrivé, c’est elle qui devait venir nous chercher, évidemment, en retard, comme d’habitude (c’était un peu, il faut le reconnaître, son pêché mignon à l’époque, pardon, Vivi). Je ne décolèrais pas, et son appel pour dire que sa voiture ne démarrait pas n’a pas arrangé les choses, il fallait qu’on passe la prendre, « déjà qu’il était tard et que j’étais crevée de ma semaine, en plus on allait arriver au restau à pas d’heure, etc, etc... ». Nous voilà devant sa porte à 21h, et là, mon agacement augmente encore, elle n’avait pas fini de s’habiller et nous disait de rentrer en attendant. Grrr. Et là, devant mes yeux ébahis, dans son minuscule 2 pièces, étaient entassés mes 3 frères et leurs femmes, première fois que je les voyais ensemble depuis mes 4 ans (nous avons, comme beaucoup, une histoire familiale compliquée !), ainsi que mes amis les plus chers, certains connus à l’étranger, d’autres venus de province ! SURPRISE ! J’ai pleuré de bonheur toute la soirée. En fait, pour la petite histoire, ses nombreuses visites, sincères naturellement, servaient aussi à ma fille de prétexte pour se renseigner, voire fouiller dans mon téléphone pour avoir mes contacts, aidée de son frère!!! Quels garnements ! Je leur dois une des plus formidables soirées de ma vie.

Puis mes 65 ans, l’an dernier donc. J’ai reconnu que le temps passait et que se serait bien de marquer le coup, mais la librairie me prenait tout mon temps et mon énergie. Donc Viviane a, là encore, aidée avec enthousiasme par ses 3 enfants, secondée par son mari (son calme a été fortement apprécié dans ces moments d’exaltation, il a toujours le recul nécessaire pour apaiser et proposer LA bonne solution), Viviane, donc, a là encore su monter une fête magique. Je vous ai déjà dit qu’elle a des talents d’organisatrice (je vous donnerai ses coordonnées si besoin, ah, ah) ? En arrivant, j’allai de surprise en surprise, notamment TOUS les murs tapissés des photos des différentes époques de ma vie (rassemblées ensuite dans un précieux album), un mobile créé par ma petite Emmanuelle (celui qui est sur le mur à côté de la caisse), la déco, les fleurs, les vases où les petits avaient collé des phrases de Louise Hay and co. Tout a été parfait, tendresses, douceur, affection témoignées par la quarantaine de personnes qui m’ont fait la joie de venir, mes familles réunies !!!

Eh bien, aujourd’hui est une merveilleuse journée« La clé de ton bonheur repose au fond de toi, dans ton propre coeur et ton esprit », disait la page d’Eileen Caddy ce matin. Quelle synchronicité. Oui, en me levant, je pouvais dire « quelle m…, je suis toute seule pour mon anniversaire ». Ou je pouvais dire « cette journée va m’apporter tout plein de belle choses que je suis bien décidée à voir ». J’avais le choix ! Et je savoure avec intensité toutes ces surprises que me réserve ce 3 Avril 2020.

Il me conforte également dans une réflexion que je me fais depuis quelques jours. Cet isolement forcé est en train de nous rapprocher, de resserrer des liens distendus. Ces derniers jours, j’ai eu l’immense bonheur de recevoir des nouvelles de personnes qui, je m’imaginais, avaient semble-t-il coupé les ponts. Que nenni ! C’était la vie, tout simplement, alors qu’ après quelques appels dans le vide, j’avais cru que c’était fini, F.I. N.I., et en gardais gros coeur. Les 2° et 3° accords toltèques le formulent très bien : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle » et « Ne faites pas de suppositions ».Moi aussi, j’ai décroché mon téléphone pour vérifier que des personnes avec lesquelles j’avais perdu le contact allaient bien, et nous avons repris le fil de notre histoire commune naturellement, c’est cela, l’amitié, l’affection...Que cette aventure aux accents de film catastrophe nous fassent garder ce lien renforcé, cette connexion authentique entre nous toutes et tous, cette humanité profonde qui s’exprime en ce moment (pas que...mais je préfère croire que les beaux gestes sont les plus nombreux, c’est mon optimisme à moi!)

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Vous l’avez compris, je passe un très, très heureux anniversaire, grâce à vous, MERCI. Je vous embrasse chaleureusement par écran interposé, je ne peux disséminer que de la joie et de l’amour ! (et le gateau, c'est un ...éclair au chocolat, hi, hi!)

2 AVril 2020

Petit, grand, bonheur tout court ! Bonheur de chaque jour ! Ho’oponopono !

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J’ai découvert cette technique ancestrale du chamanisme hawaïen lors de ma formation comme animatrice Louise Hay. Autour de moi, certaines collègues à la pause passaient une chouette musique et parlaient de « hopoponoquoi » ??? Sitôt rentrée, j’ai cherché sur internet et suis allé acheter le petit bouquin de Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtado-Graciet .

Ca m’a scotché ! Tout me parlait, le fait que nous portions des mémoires dont certaines ne nous étaient d’aucune utilité, voire nous faisaient du mal (les « erronées »), la confirmation que nous étions tous interconnectés, reliés, les infimes partie d’un tout, et que chaque blessure personnelle atteignait le tout (ça fait écho en ce moment, non?), tout, tout me renvoyait à des expériences. Et ce que l’on qualifiait de grande naïveté chez moi prenait tout son sens et était validé : l’amour guérit, le pardon sincère, authentique nettoie nos programmes. Le dénominateur commun étant que nous sommes tous responsables et créateurs de notre vie. Responsables, mais pas coupables, fourrons-nous bien ça dans le crâne. C’est d’ailleurs cette notion qui est la plus difficile à vivre pour nous occidentaux, élevés dans la culpabilité permanente (« tu fais de la peine à maman », tu, tu, on retrouve à toutes les sauces le tu accusateur et vengeur dénoncé par la communication non violente). Comme tout s’enchaîne quand on prêt, il y avait une conférence sur ce sujet au forum 104 à Paris, j’ai foncé et ai écouté avec ravissement Maria-Elisa et son mari. Beaucoup de remous dans la salle, et évidemment des incompréhensions sur la notion de pardon. Moi qui n’ai pas reçu d’instruction religieuse du fait des convictions de mon père et qui me suis fait ma petite sauce perso, cela venait parfaitement s’emboîter et compléter le puzzle. Ainsi dont, nous portons tous des mémoires erronées, issues de multiples sources (je vous la fait courte), et le simple fait de les nettoyer en permanence et de les transmuter en amour et en lumière nous apaise et nous donne « l’espace » pour créer notre vie plus consciemment.

En bonus : nous n’avons pas besoin de connaître les mémoires erronées en question pour les nettoyer, les transmuter, c’est une technique énergétique, notre moi profond SAIT ce qui doit être traité.

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Bien sûr, j’ai lu une bonne trentaine d’ouvrages, tous plus intéressants les uns que les autres, mais les plus interpellants sont ceux qui plongent à la racine de la Huna (le chamanisme hawaïen), offerte par Morrnah Siméona. c’est comme ça que j’ai découvert (et fait découvrir à mes fidèles client(e)s) Alain Williamson. Là, on n’est plus dans « Ho’oponopono » pour les nuls, mais bien au coeur de la méthode, technique, philosophie, appelez-là comme vous voulez.

En résumé ;

« Désolé » ( ACCEPTATION du fait que nous portons des mémoires erronées en cause dans les situations désagréables que nous vivons)

« Pardon » (C’est comme ça, je ne fais pas exprès de les exprimer, pardon, à moi-même, à la situation, aux autres, à l’Univers)

« Merci » (d’abord merci à cette situation de me faire prendre conscience qu’il y a du nettoyage à faire ! Et merci de nettoyer et transmuter en lumière et en amour les mémoires en cause)

« Je t’aime» (moi, l’Univers, la Source, le Divin, l’autre, la situation, etc...c’est le baume guérisseur).

Beaucoup de théorie pour arriver à cette extrême simplicité, l’ingrédient indispensable pour que la sauce prenne étant le COEUR !

Je fais souvent des conférences sur ce sujet, je continue de progresser sans cesse, le CD de Laurent Debaker est une aide puissante. Et chaque jour, j’ai recours à ces 4 mots à de multiples occasions, et je me sens mieux. Car, attention, l’amalgame est trop souvent fait avec la loi d’attraction. Quand je fais « Ho’oponopono », je n’attends rien, si ce n’est de trouver la paix. Et effectivement, quand on est en paix, on peut mieux identifier ce que l’on souhaite, mais c’est un autre temps…

Donc Ho’oponopono, c’est chaque fois que quelque chose me dérange : une réaction exagérée de ma part, une amorce de conflit, un chagrin, une peur, un doute, une douleur, une énergie dans laquelle je ne suis pas bien, du stress, de la colère, etc....C’est ainsi que je suis arrivée, après des mois de pratique assidue, à pardonner authentiquement à 3 personnes qui m’avaient fait beaucoup de mal. Et il m’a fallu passer par l’étape essentielle du processus : quand je pardonne, je suis la première personne à en bénéficier, c’est un cadeau que JE me fais A MOI !!! Je le fais en marchant, en nageant...à chaque fois que le besoin s'en fait sentir.

Et puis c’est très amusant à faire, comme le montre l'exemple qui suit.

Il s’agit d’une ancienne imprimante qui m’a lâché un jour , impossible, entre autres,  de scanner. Banal, me direz-vous, et surtout chez moi qui entretient des rapports de victime avec la technique ! J’ai tellement peur de mal faire que je panique et n’arrive à rien de bon. Et au secours Seb ! Mon grand fiston a toujours été passionné d’informatique, donc j’avais pris l’habitude de me reposer sur lui et de ne pas chercher à comprendre, ça l’énerve assez. Comme il en a fait son métier, c’est lui qui fait la maintenance de mon matériel maintenant, je m’en sors comme ça. Mais il n’est pas toujours dispo, normal. Donc ce jour-là, il était à l’étranger, je ne pouvais pas compter sur lui. Alors j’ai répété à plusieurs reprises « Désolée, pardon, merci, je t’aime » de tout mon coeur, à quatre pattes devant l’engin de mon tourment et mon pc. Quand j’ai senti le calme revenir en moi, j’ai regardé mon écran et ai avisé sur le bureau (du pc, vous me suivez?) une toute petite icône que je n’avais jamais remarqué.Curieuse, j’ai cliqué dessus et ai résolu mon problème en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Rigolo, non ? Bien sûr que Ho’oponopono n’a pas réparé magiquement le scanner. Par contre, l’apaisement que ces 4 mots m’ont apporté m’ont permis de réfléchir avec recul et lucidité.

Pour la petite histoire, Louise Hay elle-même, toujours novatrice, avait incorporé Ho’oponopono à ses formations dans les dernières années de sa vie, entre autres pratiques énergétiques, naturopathie, auto-hypnose, etc...Une belle technique pour une grande Dame !

Alors, c’est le bon moment pour prendre cette habitude de vie : ho’oponoponons, ho’oponoponez avec enthousiasme !

1° Avril 2020

GRAND bonheur aujourd’hui (je fais ce que je peux) !

Après quelques jours de préparation (cf mon billet du 31 Mars), j’ai « attaqué » avec enthousiasme (là, je fanfaronne) les formalités pour demander les aides auxquelles pourrait prétendre ma boutique à l’arrêt, dans l’attente de nos retrouvailles. Et j’y suis à peu près arrivée !

 

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Pour ceux qui ne me connaissent pas beaucoup, il faut vous dire ma phobie des papiers. J’ai des raisons, génétiques d’abord (j’ai toujours vu ma mère accueillir le facteur avec angoisse, prendre le courrier du bout des doigts, et n’oser l’ouvrir que quelques jours plus tard...) , et puis personnelles, car en tant qu’épouse d’un grand malade pendant plus de 20 ans, je n’ose imaginer la déforestation dont je suis, bien involontairement, responsable. Copie et distribution des dossiers médicaux à chaque consultation, démarches à refaire régulièrement pour prouver que mon cher mari était toujours paralysé (je sais, il y a de rares précédents, immortalisés dans un film de Jean Poiret), demandes d’aides en 7 exemplaires pour obtenir simplement la carte de handicapé (moi, je savais qu’à cause de mon salaire, nous n’avions droit à rien d’autre, mais il fallait quand même faire les requêtes complètes, « ah ben non, vous n’avez droit à aucune aide, juste la carte de handicapé », yessss!), justificatifs en tout genre…. Je vous passe les formalités après le décès, beaucoup d’entre vous savent malheureusement de quoi je parle.

Puis il y a eu tout le montage de Personnali’Thé, que j’ai fait seule, j’étais survoltée et hyper motivée, en 6 mois c’était fait, quelle joie. Puis la compta, encore la compta, toujours la compta, même si j’ai un excellent comptable, cool et compréhensif, qui me facilite beaucoup la tâche et ne me met pas trop la pression.

C’est comme ça que je suis arrivée à saturation, et me mets régulièrement dans des situations pas possibles simplement parce que j’ai posé un courrier non ouvert dans la pile ! Tout juste si je n’appelle pas le service déminage (en fait, je n’ai pas leur numéro). Vous aussi ?

Donc, cette semaine, j’ai retroussé mes manches, pris « Assistance » (en gouttes, puis en crème, il fallait bien ça), sniffé de l’ « Urgence émotionnelle » puis du « Courage », merci les laboratoires DEVA, et je suis allé sur les sites en ligne. Evidemment je n’étais pas la seule, donc quelques difficultés de connexion, mais honnêtement, ça s’est bien passé.J'ai étalé tous les papiers dont je disposais (libraire un jour, libraire un jour, j'avais pensé à emporter une trentaine de livres mais pas le classeur administratif...). Puis j’ai passé le reste de la matinée au téléphone avec mon conseiller bancaire pour monter un dossier de prêt, même si apparemment je ne rentre pas dans les cases concernées. Mais c’est comme au loto, si je ne le fais pas, je suis sûre de ne rien obtenir ! Ceci dit, à un moment, j’ai vraiment cru revivre le passage où Zezette se confronte à un formulaire sécu et se lamente « mais ça déborde... ».

Bref, c’est fait pour l’essentiel, je suis super fière de moi ! A côté de moi, Hercule c’est de la gnognotte. Allez, cet après-midi, repos bien mérité ! Et je me répète en boucle « je suis fière, je suis la plus forte, je suis formidable », et ça, c’est bon pour l’immunité, c’est bon pour l’humeur, c’est bon pour tout ! Faites comme moi, je suis sûre que vous pouvez trouver mille raisons de vous auto-congratuler ! Protégez-vous bien !

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